Partager l'article ! Un bonheur n'arrive jamais seul: « On était un couple libre : j’étais le couple, il était libre. Le jour où j’a ...
« On était un couple libre : j’étais le couple, il était libre. Le jour
où j’ai entendu son surnom je l’ai quitté »
Depuis ses débuts il y a une quinzaine d’années, le réalisateur James Huth s’est
essayé coup sur coup à la comédie (« Brice de Nice », « Hellphone ») et à l’adaptation de BD (le très raté « Lucky Luke »), imposant des
univers décalés et hauts en couleurs. Avec son nouveau film, « Un bonheur n’arrive jamais seul », sorte de relecture moderne et assumée des « Aristochats »
de Disney, il s’essaye à l’exercice (difficile) de la comédie romantique. Avec un atout de taille dans sa manche : un couple de cinéma inédit et dans l’air du temps : la toujours
superbe Sophie Marceau pour le côté glamour et le très populaire Gad Elmaleh pour le côté humoristique. Sur le papier, l’affiche était belle et séduisante. Dans les faits, « Un bonheur
n’arrive jamais seul » ne parvient jamais à être la comédie romantique virevoltante qu’elle voudrait être. Parce qu’il accumule les clichés idiots (la scène des courses alimentaires est
juste choquante en période de crise), étale sans recul un luxe ostentatoire (comble du ridicule l’héroïne qui a peur de divorcer et de quitter par la même son 7ème arrondissement pour
la banlieue !) et sacrifie bêtement ses seconds rôles (pauvre Maurice Barthélémy !), le film n’est finalement jamais amusant ni charmant. A la différence d’un film comme
« L’arnacoeur » qui manipulait avec beaucoup plus de charme, de légèreté et de drôlerie les mêmes effets. Un résultat franchement décevant pour un film qui citait ouvertement
« Casablanca » et Capra comme références.
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