Partager l'article ! Sans compromis: Un grand merci à Cinetrafic et à Metropolitan Filmexport qui m’ont permis, dans le cadre de la 7e édition de ...
« Ça fait sept ans que je travaille avec toi. Que je prends soin de toi. Pour autant, je ne t’ai jamais fait
confiance ! »
Après un premier essai raté du côté du film d’horreur (« The evil
woods » en 2007, inédit chez nous), le réalisateur Aaron Harvey nous revient avec son deuxième film, « Sans compromis ». Petit polar de série B sans prétention, le film sort chez
nous directement en DVD. Et ce malgré un gros casting, dans lequel on retrouve entre autres Bruce Willis, Forrest Whitacker (Oscar du meilleur acteur pour « Le dernier roi d’Ecosse »),
Brad Dourif (nommé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « Vol au-dessus d’un nid de coucou ») ou encore Malin Ackerman.
Jeune trentenaire, Aaron Harvey est de cette génération de cinéastes qui a été
bercée par les délires de Quentin Tarantino et de son pote Robert Rodriguez, les deux sales gosses du cinéma américain qui ont remis au goût des années 90/2000 le cinéma dit d’exploitation. Pas
étonnant donc de le voir s’essayer au thriller de série B. L’occasion pour lui d’étaler ses références « Tarantinesques » : récit tordu, répétitions des flashbacks, abondance
de dialogues le plus souvent décalées (voir les discussions entre les trois filles, ou celle où Bruce Willis disserte sur les noix de pécan) et ambiance se voulant « rock’n’roll ».
Malheureusement, si ses intentions sont bonnes, Harvey ne maitrise pas totalement son sujet. A l’image de son intrigue, trop tordue pour si peu (sans spoiler, le switch est totalement
prévisible), qui sacrifie de surcroit inutilement certains personnages secondaires (comme le shérif interprété par Brad Dourif, qui apparait trente secondes au milieu du film et autant après le
générique, mais qui ne sert strictement à rien). Mais surtout, « Sans compromis » souffre un peu de la comparaison avec les nombreux films récents jouant un peu dans le même registre,
tels « Mi$e à prix » (Joe Carnahan), « Slevin » (McGuigan) ou encore « Shoot’em up » (Davis), qui claquaient tout de même beaucoup plus. Bilan mitigé donc pour ce
« Sans compromis », qui se laisse tout de même regarder sans déplaisir.
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