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« Non seulement ma vie est foutue mais en plus j’ai mal aux
couilles ! »
En France, on connaissait déjà « Les beaux
gosses », ados attardés fortement travaillés par leurs hormones. Voici que débarquent sur nos écrans « Les boloss », leurs cousins pas si éloignés
d’Outre-Manche. Fort du succès de leur série, « Inbetweenners », les quatre garçons pas du tout dans le vent se voient offrir l’occasion de prolonger leurs aventures sur le
grand écran. Le tout sous la direction de Ben Palmer, réalisateur jusqu’ici de nombreux épisodes de la série, qui réalise ici son premier long pour le cinéma.
L’adaptation d’une série télé à succès sur grand écran est un
exercice des plus périlleux. Les changements de longueur, de rythme, de format sont autant de difficultés qui font que neuf tentatives sur dix se soldent par un échec total (voir au
hasard les adaptations ciné de « Sex and the city », « Ma sorcière bien aimée », « Shérif fait moi peur ! » et autres
« X-Files »). Visiblement, ces « Boloss » n’échappent pas à la règle. Et ce d’autant plus que la série étant inédite chez nous, le spectateur évolue
en terrain inconnu, sans repères aucun quant aux personnages et à l’ambiance générale. Toutefois, il n’est pas difficile de voir que le réalisateur surfe ici sur la vague des
teen comedy trash, s’inspirant fortement de « American pie », transposé à la sauce british. Si le film s’avère de fait plus politiquement incorrect
(gags sur les handicapés ou les étrangers), les personnages se font vraiment trop crétins pour être crédibles et le film, évoluant en roue libre, peine à trouver son rythme, enchainant
les gags scatos à la vitesse grand V (soit du vomi à la pelle et du caca dans le bidet et dans le nez) sans pour autant renouveler un temps soit peu le genre. Si l’absurdité ou
le jusqu’au-boutisme de certains gags finissent par nous arracher un sourire (le numéro de danse des quatre loustics vaut son pesant de cacahuètes), le film ne parvient à nous
intéresser que durant son dernier tiers, lorsque nos héros se rapprochent d’un groupe de filles plus évoluées et normales qu’ils ne le sont. Autant dire qu’on attandait mieux de
ces « Boloss » que ce ramassis d’humour lourdingue et déjà vu.
oui très lourdingue, déjà vuet pas drôle. Un ratage complet