Partager l'article ! Le sang des templiers: Un grand merci à Cinetrafic qui m’a permis de chronique le dvd du « Sang des templiers » de Jonathan English. ...
« Il y a une valeur dans toute mort. J’en donnerai une à la votre.
»
« Tuer un homme n’a rien de noble. Ni pour la liberté. Pas même pour Dieu »
Crée en 1129, l’Ordre du Temple avait pour mission de défendre la Terre Sainte et
de protéger les pèlerins. Pour ce faire, il pouvait compter sur ses chevaliers templiers, redoutables guerriers aguerris, qui devaient disparaître en même temps que l’Ordre en 1312. Forts
de leurs combats durant les croisades et du mystère qui entoura la disparition de l’Ordre, les templiers devinrent des figures mythiques de l’époque médiévale. De quoi inspirer nombre de légendes
dans la culture populaire. Et de cinéastes qui vantèrent leur héroïsme et leur bravoure, aussi bien dans des films historiques (« Kingdom of heaven ») que dans des films
d’aventures (« Indiana Jones et la dernière croisade », « Benjamin Gates et le trésor des templiers ») ou de SF (« Le dernier des templiers »). Après avoir
inspirés des réalisateurs de la trempe de Steven Spielberg ou Ridley Scott, au tour de l’anglais Jonathan English (déjà auteur de deux longs restés inédits en France) de
succomber à l’attrait des chevaliers templiers avec « Le sang des templiers ». Un film d’action historique totalement indépendant, qui nécessita qu’une réplique du célèbre
château de Rochester soit entièrement réalisée au Pays de Galles.
Dans son récent « Robin des bois », Ridley Scott
revenait sur la fronde des barons anglais qui déboucha sur la signature de la Grande Charte, qui mit un terme à la monarchie absolue. « Le sang des templiers » pourrait être une
sorte de suite chronologique, s’intéressant à ce qui se passa après, lorsque le roi Jean tenta de reprendre sa parole et de soumettre les barons. Partant d’un épisode historique
réel (le siège par les troupes du roi du château de Rochester) avec lequel il prend un certain nombre de libertés (le château était défendu par une grosse centaine
d’hommes et non une quinzaine, les français arrivèrent plusieurs mois après la bataille, le baron ne fut pas exécuté), English nous livre un film d’action médiéval très efficace et sans
temps morts (chose rare pour un film de plus de 2h !). Hyper référencé, son film emprunte par ailleurs beaucoup au genre du western (qui ce soit dans le côté sacrificiel
de ses personnages façon « Les sept mercenaires » ou dans le fait qu’ils soient assiégés comme dans « Alamo » ou « Rio Bravo »), ce qui contribue pour beaucoup
à l’efficacité générale du film, qui, pour une fois, ne joue pas la carte du manichéisme ou de la mauvaise foi historique (les français ne sont pas ici les méchants). Porté qui
plus est par un casting au diapason, notamment par le méconnu mais parfait James Purefoy (faux air de Hugh Jackman, aperçu dans « Salomon Kane
») ainsi que le génial Paul Giamatti et la belle Kate Mara (qui remplace Megan Fox, initialement prévue), « Le sang des
templiers » est, dans son genre, une vraie réussite !

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