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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 15:51

« Voulez-vous jouer avec moi à essayer de trouver les vierges ? Ce jeu est facile, mais il va se compliquer de jour en jour ! »

Le Riot Club est réservé à l’élite de la nation britannique. Ce cercle très fermé, très secret de l’Université d'Oxford fait de la débauche et de l’excès son modèle depuis trois siècles.

Miles et Alistair, tous deux étudiants en première année et rejetons d'illustres familles, ne reculeront devant rien pour avoir l’honneur d’en faire partie, le premier se révélant néanmoins, au fil de l'initiation au club, infiniment plus raisonnable, civilisé et respectueux d'autrui que le second.

« J’ai pas envie de passer trois ans à éviter celui avec qui j’ai couché le jour de la rentrée »

Après avoir signé quelques succès cinématographique au sein de son Danemark natal (« Italian for beginners »), la réalisatrice Lone Scherfig s’est expatriée depuis une dizaine d’années en Angleterre où elle a signé quelques jolis succès internationaux (« Une éducation », « Un jour »). Son dernier film en date, « The Riot Club », est l’adaptation d’une pièce à succès signée Laura Wade.

« Et dire que certains croient être là pour leur diplôme »

Idéalement, l’Université devrait être un lieu d’apprentissage, de recherche et d’excellence. Au cinéma, si elle est souvent représentée comme le lieu du passage à l’âge adulte (« Le lauréat »), elle est avant tout le lieu de rencontres, le plus souvent au travers de clubs ou, dans le cadre du cinéma américain, de fraternités. Certaines sont le lieu de découvertes et d’expériences humaines et intellectuelles (« Le cercle des poètes disparus »), d’autres des lieux de débauche (« Retour à la fac », « Nos pires voisins » pour ne citer qu’eux). Et puis il y a celles, enfin, qui préfigurent les luttes de classe, les luttes politiques et les luttes de pouvoir que se livreront ces futurs hommes de pouvoir (« The social network »). Ce qui est le cas de ce « Riot Club », qui rassemble la fine fleur des étudiants issus de la noblesse anglaise d’Oxford. Forts de leur lignée et de leur fortune, ces jeunes hommes se réunissent pour s’offrir trois années de débauche avant de devenir la très estimable et très médiatique élite politico-économique de la nation. Seulement voilà, ce qui débute comme une farce potache, avec ses rituels absurdes et ses virées alcoolisées, dégénère peu à peu pour se transformer en club politique visant pour ses membres à réaffirmer leur suprématie sociale aux yeux d’une société qu’ils méprisent. Avec son sujet malin, « The Riot Club » était l’occasion de s’intéresser aux arcanes des clubs et des sociétés secrètes des universités qui servent de réseau et de tremplin aux futures élites (tel le Bullington Club qui compta dans ses rangs l’actuel premier ministre britannique ainsi que le maire de Londres). Si le film ressemble véritablement à une teen comédie au départ, il glisse peu à peu vers le drame et l’excès. A ce titre, la longue scène du diner dans l’auberge, qui vise à un constant jeu d’humiliation et de massacre, se révèle particulièrement dérangeante. De part son excès, on n’ose croire à la véracité d’une telle situation. C’est peut-être là, dans ce parti pris jusqu’au-boutiste, que ce film pourtant intéressant trouve son talon d’Achille. Dans tous les cas, on ne sort pas totalement indemne du visionnage de ce film, qui pousse à la réflexion et qui prouve que la lutte de classe n’est toujours pas finie dans nos contrées.

 

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Le dvd : Edité par Orange Studio, le dvd propose de visionner le film en VF ou en VOST. Côté bonus, le dvd propose une courte featurette d’une poignée de minutes, durant laquelle la réalisatrice et les comédiens s’expriment brièvement sur le tournage et sur le club en lui-même. Le dvd propose également un diaporama de 12 photos de tournage.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 17:44

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Arte Editions pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le bluray de « Peau d’âne » de Jacques Demy dans le cadre de l’opération dvdtrafic.

« Jurez que vous ne vous remarierez que lorsque vous aurez trouvé une femme plus belle et mieux faite que moi ! »

Il était une fois un royaume dont la reine était très malade. Peu de temps avant de mourir, elle fit promettre au roi de n'épouser qu'une femme plus belle qu'elle.

Toutefois, dans tout le royaume, une seule personne pouvait se prévaloir d'une telle beauté, sa propre fille.

Aidée de sa bonne fée, celle-ci entreprit de repousser les avances de son père. Mais afin d’éviter le mariage, elle s’enfuit du château familial revêtue d'une peau d'âne...

« Les princesses de conte ont-elles disparues ? »

Les années 60 seront pour Demy les années du succès et des comédies musicales colorées. Mais à l’abord des années 70, après deux années passées en Californie, il souhaite évoluer vers d’autres horizons. C’est ainsi qu’il décide d’entreprendre l’adaptation de « Peau d’âne », le célèbre conte pour enfants signé Charles Perrault. Sorte de Cendrillon brimée (mais chantante) transformée en souillon, à côté de qui l’on retrouve Marraine la bonne fée et le prince charmant, le tout sur fond d’inceste et d’amour sale, matérialisé par la peau d’âne. Un mélange pour le moins (d)étonnant. Et un bon moyen pour Demy de nous emmener où on ne l’attendait pas forcément. Plaisir de conte pour les plus petits, plaisir coupable pour les plus grands, « Peau d’âne » permet à Demy de laisser libre cours à son imagination en créant un univers parmi les plus kitsch qu’il nous ait été permis de voir sur grand écran : laquais à la peau bleue, peluches en guise de trophées de chasse, trône en peluche de lion, robes aux couleurs de ciel offertes par le roi à sa fille en guise de cadeaux de fiançailles. Le must étant atteint par Jean Marais, tout de collants vêtu et coiffé façon Prince Vaillant. A l’image des « Parapluies de Cherbourg » et des « Demoiselles de Rochefort », qui étaient chacun à leur manière un instantané des années 60, « Peau d’âne », par son côté franchement psychédélique, est également très ancré dans son époque. Le film est aussi l’occasion de retrouver les habitués de la bande à Demy (Deneuve, Perrin) face à des valeurs sûres du cinéma français (Jean Marais, Delphine Seyrig). Après, et comme toujours avec le cinéma de Demy, chacun y verra ce qu’il veut y voir, tantôt de la poésie ou du grotesque. Mais il est certain qu’il faudra avoir gardé (un peu) de son âme d’enfant pour apprécier réellement ce film.

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Bluray : Edité par Arte Editions, le film est disponible dans les bacs depuis le 19 novembre 2014. Le film est proposé en VF, avec sous-titres français, français pour malentendants et anglais en option. Cette très belle édition propose notamment une interview de Rosalie Varda, de la productrice du film ou encore un reportage intitulé « Peau d’âne et les penseurs ». En prime, les chansons sont disponibles en mode karaoké.

A découvrir sur Cinétrafic, plus de films dans les catégories les dernières bandes annonces à voir et aurait pu faire une bonne série.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 20:24

Un grand merci à Cinetrafic et à Arte Editions pour m’avoir permis de découvrir le bluray des « Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy dans le cadre de l’opération « dvdtrafic ».

« Tu sais à quoi je pense ? Oui tu penses à l’homme de ta vie. Tu as toujours cette tête là quand tu penses à l’homme de ta vie »

Delphine et Solange sont deux jumelles de 25 ans, ravissantes et spirituelles. Delphine, la blonde, donne des leçons de danse et Solange, la rousse, des cours de solfège.

Elles vivent dans la musique comme d'autres vivent dans la lune et rêvent de rencontrer le grand amour au coin de la rue. Justement des forains arrivent en ville et fréquentent le bar que tient la mère des jumelles. Une grande foire se prépare et un marin rêveur cherche son idéal féminin...

« Je pars en perm’ à Nantes »

Trois ans après le succès inespéré des « Parapluies de Cherbourg », Jacques Demy poursuit son exploration de la comédie musicale avec les « Demoiselles de Rochefort ». Pour l’occasion, il reprend un peu la même recette, en choisissant de situer son action dans une petite ville de bord de mer de province, avec pour décor des petits commerces dans lesquels des destins s’entrecroisent. A cette différence notable que la mélancolie et la pluie normande qui caractérisaient les « Parapluies » laissent ici place à une gaité et un soleil irradiants. C’est peut-être là la principale force du film. Car les « Demoiselles de Rochefort » est avant tout une sorte d’instantané de la France de 1967 : on y retrouve à la fois la gaité, la générosité et l’insouciance des trente glorieuses, et en même temps une jeunesse éprise de modernité et en quête de libertés. Sans jamais être dans la revendication, il flotte tout de même un petit quelque chose au travers des personnages (le conscrit qui rêve de la quille pour se consacrer à l’art, les jumelles qui rêvent de faire une carrière artistique à Paris, l’enfant qui refuse les ordres, un désir de liberté sexuelle en général) qui annonce les mouvements libertaires à venir dans les mois et les années qui suivront. L’heure est donc à la légèreté : Demy assume donc le kitsch de cette ville rose bonbon peuplée de marins peroxydés et s’amuse de tout, y compris du mystérieux pervers qui n’est autre que le gentil papy du bar. Difficile de croire que le film serait endeuillé quelques semaines plus tard par la mort accidentelle de Françoise Dorléac… Le film vaut également par son casting quatre étoiles, mélange de valeurs sûres du cinéma français (Darrieux, Picoli), de jeunes premières en devenir (Dorléac et Deneuve) ou encore de guest stars américaines (Gene Kelly et Georges Chakiris, fraichement oscarisé pour West Side Story). Libre à chacun ensuite d’adhérer ou non au cinéma chanté (et enchanté) de Demy.

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Bluray : Edité par Arte Editions, le bluray est disponible dans les bacs depuis le 19 novembre 2014. LE film est proposé en VF ou en Version Anglaise sous-titrée. Cette très belle édition est accompagnée de nombreux et riches bonus, tels des documentaires sur la restauration et la musique du film, des archives et une interview de Michel Legrand.

A découvrir sur cinéfrafic plus de films dans les catégories à voir par ici et romances

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 22:09

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Arte Editions pour m’avoir permis de découvrir le bluray des « Parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy, dans le cadre de l’opération dvdtrafic.

« Cette jeune fille il se pourrait que je l’aime »

Cherbourg, novembre 1957. Madame Emery et sa fille, Geneviève, tiennent une boutique appelée Les parapluies de Cherbourg. Geneviève est amoureuse de Guy, mécanicien dans un garage. Sa mère désapprouve la relation quand elle l'apprend. Le jeune homme est élevé par sa tante (et marraine) Élise, gravement malade. Il est appelé pour faire son service militaire en Algérie. Les deux amoureux doivent se quitter. Enceinte, désemparée parce qu'elle a peu de nouvelles de Guy, Geneviève est exposée au charme de Roland Cassard, un négociant en pierres précieuses de passage. Après quelques mois, avec l'insistance de sa mère, elle accepte de l'épouser, quittant ainsi Cherbourg…

« Tu crois aimer mais l’amour c’est autre chose : on ne tombe pas amoureuse d’un visage dans la rue »

Amoureux des arts et cinéphile passionné, le cinéma de Jacques Demy ne devait ressembler à aucun autre. Surtout dans un paysage cinématographique français qui, jusqu’à l’arrivée de la Nouvelle Vague, ne semblait pas laisser spécialement de place aux projets les plus originaux. Il faut dire que Demy rêve de faire une comédie musicale, colorée et virevoltante comme on en fait à Hollywood. Mais le genre, popularisé dès les années 30 (notamment par le duo Astaire/Rodgers) et qui connait son âge d’or dans les années 50, est encore quasi exclusivement l’apanage des anglo-saxons. Les projets de Demy sont ainsi contrariés. Son premier film, « Lola » (1960), avait été écrit initialement comme une comédie musicale. Mais devant la frilosité des producteurs qui refusent de financer un tel projet, Demy doit renoncer aux chansons et à la couleur. C’est finalement avec son troisième long métrage, « Les parapluies de Cherbourg », réalisé deux ans plus tard, qu’il parviendra à réaliser son rêve.

« Il nous reste si peu de temps qu’il ne faut pas le gâcher »

Ce qui frappe avant tout dans les « Parapluies de Cherbourg », c’est la constante liberté du réalisateur qui se joue systématiquement des codes alors en vigueur dans le cinéma français. Couleurs chatoyantes, musique omniprésente : le film ne ressemble clairement à aucun autre. Pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire, à l’image des dialogues intégralement chantés, qui rendent le film parfois difficile à suivre. Reste qu’au-delà du kitsch clairement assumé de l’ensemble et de son apparente légèreté, Demy livre un film mélodramatique rappelant en filigrane le contexte sombre de l’époque (la guerre d’Algérie), auquel il ajoute des éléments intimes de sa propre vie (le héros qui travaille dans un garage puis dans une station-service sont autant de clins d’œil à son père garagiste). Pas toujours facile d’accès par la forme, « Les parapluies de Cherbourg » n’en demeurent pas moins un grand film dramatique. La partition de Michel Legrand marque longtemps, de même que la dernière scène du film, éminemment triste.

Le bluray : Edité par Arte Editions, le film est disponible dans les bacs depuis le 19 novembre 2014. Le film est disponible en VF avec possibilités de sous-titres anglais ou français pour malentendants. Le film est accompagné de nombreux bonus, notamment des modules « chronique d’une restauration », « Il était une fois les parapluies de Cherbourg », « L’univers de Jacques Demy », « Le film vu par Virginie Ledoyen », « Remise du prix Louis Delluc », « Catherine Deneuve et les parapluies », « Jacques Demy et Mag Bodard évoquent la production du film ». Enfin, les bandes-annonces sont également présentes. Une édition véritablement quatre étoiles.

A découvrir sur Cinétrafic d’autres films dans les catégories nouveauté ciné et cultissime

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 20:53

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Diaphana pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le film « Under the skin » de Jonathan Glazer dans le cadre de l’opération « dvdtrafic ».

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/14/05/07/15/58/238222.jpg« On ne sait jamais qui s’arrête quand on fait du stop »

En Écosse, au volant d'une camionnette, Laura, une extraterrestre d'apparence humaine, vêtue d'une fourrure, séduit des hommes.

S'étant assurée qu'ils vivent seuls, elle les fait monter dans son véhicule. Elle les entraîne dans une maison sordide où elle les incite à se dénuder.

Tandis qu'ils s'avancent vers elle et qu'elle recule, ils s'enfoncent et disparaissent peu à peu dans le sol devenu liquide.

Leur dépouille va servir à donner apparence humaine à d'autres créatures. Laura reste impassible…

« Tes yeux… Ils ont quelque chose de spécial »

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/03/11/12/44/028213.jpg« Under the skin ». Attention, il ne s’agit pas ici d’une chanson de Sinatra, mais bien du dernier film de Jonathan Glazer, qui est sans doute, depuis une quinzaine d’années, le cinéaste le plus créatif et le plus mystérieux du Royaume-Uni. Venu du théâtre puis du clip, le cinéaste a clairement inscrit son œuvre sous le signe de l’étrange. Pour mémoire, son précédent film, « Birth », prenait pour sujet un enfant essayant de convaincre Nicole Kidman qu’il était la réincarnation de son défunt mari. Cette fois-ci il nous embarque dans un étrange road-movie. Adapté d’un roman de Michel Faber, « Under the skin » suit une extraterrestre à l’apparence humaine qui séduit des hommes pour mieux les tuer. Véritable OVNI, hypnotique autant qu’absconds, le film fascine autant qu’il laisse perplexe. Sidérant de beauté visuelle lorsque les hommes se noient dans un liquide noir, fascinant lorsque l’on sent cette extraterrestre se laissant gagner par une forme d’humanité (qui lui vaut de d’épargner un jeune homme à la tête difforme et de se laisser séduire par un autre homme qui la recueille), ce dernier laisse pourtant parfois totalement de marbre (qui sont ces motards lancés à sa poursuite ?). Surtout lors de la scène finale, qui se révèle franchement décevante. La sensuelle et charnelle Scarlett Johansson est parfaite dans ce rôle de mante religieuse se découvrant progressivement une forme d’humanité. Entouré d’acteurs amateurs, on retiendra également la prestation marquante du jeune homme au visage difforme, qui est particulièrement touchant. Reste donc un film étonnant, étrange, parmi les plus difficiles d’accès qui soient.

Le dvd : Edités par Diaphana, le dvd et le bluray sont disponibles dans les bacs depuis le 29 octobre 2014. Le film est proposé en VO et VOST. Outre la bande-annonce, il est accompagné d’une présentation d’Olivier Père, PDG d’Arte France Cinéma, ainsi que d’un module d’entretiens avec l’équipe du film.

Découvrez plus de films sur Cinetrafic ici et dans la catégorie ce qui se fait de mieux dans le genre au cinéma.

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 16:37

 

Fleming_l_homme_qui_voulait_etre_James_Bond.jpg

Un grand merci à Koba et à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd de la minisérie « Fleming, l’homme qui voulait être Bond » de John Brownlow et Don MacPherson, dans le cadre de l’opération dvdtrafic.

En 1939 à Londres, Ian Fleming mène une vie de playboy. Mais ses frasques cachent une fêlure secrète : il possède un complexe d'infériorité par rapport à son père défunt, héros de guerre, et son frère Peter, célèbre aventurier écrivain.

Usant de son charme auprès des femmes, Ian Flemming aime échafauder des stratégies pour obtenir de nouvelles conquêtes. Alors qu'il a pour cible Ann O'Neill, une femme mariée ayant aussi un amant, la déclaration de guerre le surprend.

Tandis qu’Ian Fleming se console avec la jeune Muriel, il se met au service d'un amiral de l'espionnage maritime. Son insubordination, son goût du mensonge et du risque s'avèrent utiles...

photo-Fleming-L-homme-qui-voulait-etre-James-Bond--copie-2.jpgLa soixantaine fringante et dynamique (la cinquantaine, si on ne compte que ses exploits cinématographiques), James Bond, le plus célèbre des agents secrets au service secret de sa majesté, n’en finit plus d’enchainer les aventures passionnantes et d’attirer les foules. Avec toujours ce même cocktail de charme, d’action, de gadgets et de jolies pépées. En dépit de quelques épisodes ratés avec Timothy Dalton, 007 n’a jamais été un has-been. L’effet du Dom Perignon sans doute. Ou plus certainement le talent de son créateur, Ian Fleming, auteur aux idées novatrices. Cela méritait bien de lui consacrer un biopic. D’autant que le grand public ne connaissait pas grand-chose du père de James Bond. Un honneur que lui a finalement décerné la BBC sous forme d’une minisérie de 4 épisodes. Malicieux, les scénaristes de la minisérie ont opté pour une vision « romancée » de la vie de Fleming, notamment s’agissant de ses activités au sein du British Departement of Naval Intelligence, où il servit durant la seconde guerre mondiale. Mêlant réalité et fiction (notamment une mission en territoire ennemi à la recherche des travaux allemand sur l’énergie atomique), le film nous dresse le portrait d’un Fleming intrépide, en avance sur son époque. Mais plus que tout, en nous le présentant tel un séducteur patenté, aventureux autant qu’aventurier, et totalement insubordonné, les scénaristes établissent un drôle de parallèle avec sa future créature, l’agent James Bond. En dépit d’effets parfois un peu sheap (les scènes d’action sur le terrain comme cette escapade au cœur de l’Allemagne en pleine débacle), l’histoire se laisse suivre de façon plutôt plaisante. Tout juste regrettera-t-on quelque peu la place trop importante donnée à son histoire d’amour avec la vénéneuse Ann. A noter également un casting au diapason, emmené par un excellent Dominic Cooper, bien entouré ici par Lara Pulver, Anna Chancellor, la très jolie Annabelle Wallis ou encore la toujours excellente Lesley Manville.

 photo-Fleming-L-homme-qui-voulait-etre-James-Bond-Fleming-2 455837.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Le dvd : édité par Koba Films, « Fleming, l’homme qui voulait être James Bond » est disponible en dvd depuis le 26 novembre 2014. Proposé en VF et VOST, la minisérie est accompagnée d’une biographie de Ian Fleming ainsi que d’un quizz relatif à James Bond.

Découvrez plus de films sur Cinetrafic dans les catégories « n’entre pas dans le top des séries de tous les temps » et « série tv créée cette année ».

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 21:23

Un grand merci à TF1 Vidéo pour m’avoir permis de chronique le dvd du film « Odd Thomas contres les créatures de l’ombre » de Stephen Sommers.

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057174_20131113104941919.jpg« Essaye de revenir vivant pour le diner. Car moi je ne vois pas les morts ! »

Odd Thomas, cuisinier dans un fast-food d'une petite ville du désert californien, est un médium ayant le pouvoir de voir et parler aux morts. Il utilise ce don afin d'aider ces derniers à passer de l'état de fantômes errants à esprits en paix en résolvant certains des problèmes qu'ils ont eus de leur vivant.

Ce don lui permet également de voir des bodachs, des sortes de créatures invisibles aux yeux humains attirées par la mort et la souffrance.

À la suite d'un rêve prémonitoire, il voit un homme rentrer dans son restaurant, entouré d'une quinzaine de bodachs. Il va devoir trouver la signification de tout cela car pour lui cela ne présage rien de bon...

« Ce n’est pas un don, c’est un cadeau ! »

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/544/21054498_20131101104451631.jpgIl y a des fois où la programmation des distributeurs nous étonne. Alors que la mode est aux aventures de science-fiction adolescentes, « Odd Thomas contre les créatures de l’ombre » se contente chez nous d’une sortie en direct-to-dvd. Pourtant, le film n’est pas signé d’un néophyte ni d’un manchot, puisqu’il est l’œuvre de Stephen Sommers, l’un des spécialistes des blockbusters à succès (les sagas « La momie » et « Le roi scorpion », « Van Helsing » ou encore « G.I. Joe : le réveil du Cobra »). Avec « Odd Thomas », Sommers s’attaque à l’adaptation de la saga littéraire de Dean Koontz. Reprenant un peu la trame de l’excellent « Fantômes contre fantômes » de Peter Jackson, le film brasse les références de quelques perles du genre (« Sixième sens », « La momie ») pour créer une atmosphère prenante dans une ambiance adolescente et bon enfant, souvent deuxième degré, rappelant le ton de certaines séries. Contre toute attente, le résultat est vraiment enthousiasmant, entre comédie bon enfant et thriller SF accrocheur. Le tout porté par des comédiens attachants (Anton Yelchin, la belle Addison Timlin) accompagnés par un Willem Defoe qui trouve là un très bon rôle à contre-emploi. La fin du film semble entrouvrir la voie à une suite. On espère qu’elle aura bien lieu !

 http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057185_20131113105819736.jpg http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057183_20131113105819173.jpg

Le dvd : Dans les bacs depuis le 12 novembre 2014, le film est disponibles aux formats dvd et bluray. Proposé en VF et VOST, le film est accompagné d’un making-of reprenant les interviews des comédiens.

 

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 21:04

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/224/21022400_20130724161858724.jpgUn grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan Filmexport pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd de « The sex list » de Maggie Carey.

« Si je m’étais mieux préparée, si j’avais moins bu, si je m’étais protégée et si j’avais des sous-vêtements sexys, on aurait sans doute baiser ! »

Brandy était l’intello du lycée, et à force de bosser, elle est passée à côté d’une bonne partie de son adolescence, surtout niveau garçons et niveau sexe…

Pour le plus grand plaisir de père. Bien décidée à se rattraper à la fac, Brandy, aidée par ses deux meilleurs potes, établit une liste assez « hot » des trucs qu’elle doit faire pour rattraper son retard…

« Est-ce qu’au moins tu t’es servie du lubrifiant que t’as offert ta mère ? »

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/91/58/20496149.jpgDans les comédies US des années 80, les héros étaient le plus souvent gentils, naïfs, résolument positifs et le plus souvent quasi asexués. Revoir en pagaille les gentils « Retour vers le futur », « Gremlins », « Karaté kid », « 16 bougies pour Sam » ou autre « La folle journée de Ferris Bueller ». Vingt ans plus tard, la comédie US est devenue beaucoup moins pudibonde et ses héros franchement obsédés du cul ! Le cultissime « American pie » des frères Weitz devait ainsi donner le ton aux comédies des quinze années à venir, de « (s)ex list » à « Supergrave » en passant par « Sex academy ». Autrement dit, ce « Sex list » de Maggie Carey est le suivant d’une longue lignée de comédie trash. En cela, son héroïne se mettant au défi de perdre son berlingot avant de rentrer en fac n’est pas sans rappeler le pacte de Jimbo et de ses potes dans « American Pie ». Si la suite n’est qu’une succession de gags plus ou moins graveleux ou déjà vus, on aime en revanche que ce soit une femme qui ait dirigé ce film, y imposant sa sensibilité et surtout un vrai message féministe sur la liberté des femmes à disposer de leur corps sans pour autant devoir être considérée comme des moins que rien. On apprécie également la performance enthousiaste de Aubrey Plaza. Sans être hyper innovante, cela suffit à faire de « The sex list » une bonne petite comédie vraiment sympathique.

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/558/21055823_20131107154757291.jpghttp://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/558/21055811_20131107154720149.jpg

Le dvd : disponible dans les bacs depuis le 18 juin 2014, le dvd propose le film en VF ainsi qu’en VOST. Celui-ci est accompagné des commentaires de la réalisatrice et du comédien Bill Hader. Parmi les autres bonus, on retrouve des scènes coupées ainsi que trois courts modules : « La liste de la réalisatrice », « Des insanités plein la bouche » et « A refaire ».

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 23:06

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/198/21019805_20130716115805416.jpgUn grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Epicentre Films pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd du film « Ilo Ilo » d’Anthony Chen.

« La bonne arrive. Sois gentil avec elle. Ne nous fait pas honte. »

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, enceinte de son deuxième enfant et dépassée par son fils, décide d’embaucher Teresa, une jeune Philippine. Teresa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région…

« Je suis ta nourrice ? Ta mère m’a engagée pour m’occuper de toi. Je ne fais que mon travail. Ce n’est pas une raison pour me brutaliser. »

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/008/21000802_20130423155628913.jpg« Ilo Ilo ». A l’origine, le nom est celui d’une province des Philippines. De celle-là même d’où venait la nourrice du réalisateur Anthony Chen quand il était petit. On l’aura ainsi compris, le réalisateur singapourien a mis beaucoup de lui-même et de sa propre histoire dans son premier long métrage. Pour autant, il ne s’agit pas ici d’un film autobiographique mais bien d’une chronique familiale autant que sociale, à portée plus volontiers universelle. En effet, à travers son film et ses personnages, Anthony Chen s’intéresse à l’évolution des rapports familiaux au sein de notre monde libéral ainsi qu’aux répercussions de l’économie sur la société et la structure familiale. Comme on peut s’en douter, le constat est particulièrement amer, la société courant après le travail et l’argent pour assurer son  confort matériel (les parents – comme la nourrice – préférant confier leur progéniture à un tiers afin de pouvoir gagner leur vie ; le surveillant principal de l’école du héros, qui se laisse acheter en échange de tuyaux hippiques) au détriment de la famille et, plus encore, de toutes notions de bonheur et d’épanouissement personnel. Tout d’abord insupportable (on pense à l’atroce gamin capricieux de l’émouvant « Jiburo »), le gamin finit par nous émouvoir dans sa peur de se sentir abandonner. Mais c’est surtout la condition de sa nourrice (et à travers elle, de tous les travailleurs immigrés), sorte d’esclave des temps modernes (confiscation de son passeport, aucune intimité, corvéable à merci, aucun égard à son intention) qui nous frappe le plus. Si la chronique de l’enfance et de la famille sont parfois traitées de façon un peu maladroite, c’est surtout sa portée quasi « documentaire » sur les rapports sociaux à Singapour qui s’avère la plus intéressante. En cela, on apprécie tout particulièrement le regard humaniste que le réalisateur pose sur son sujet. A noter pour la petite histoire que « Ilo Ilo » est le premier film singapourien à avoir été récompensé au Festival de Cannes. En l’occurrence, il a obtenu la Caméra d’Or à la Quinzaine des réalisateurs lors de l’édition 2013.

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/007/21000795_20130423155627179.jpg http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/007/21000797_20130423155627663.jpg

Le dvd : édité par Epicentre Films, le dvd propose le film en VOST (soit un mélange de mandarin et d’anglais). Celui-ci est accompagné d’un making-of, d’un entretien avec le réalisateur et son directeur de la photographie, ainsi que d’un court métrage du réalisateur, « Ah Ma », réalisé en 2007. Le film est disponible dans les bacs depuis le 1er avril 2014.

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Published by Platinoch - dans Drames
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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 20:14

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer le blu ray de « American bluff » de David O. Russell dans le cadre de l’opération Dvdtrafic.

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/17/13/00/199998.jpg« Nous devons entuber tous ces gens. Ce sera notre plus belle arnaque ! »

Entre fiction et réalité, American Bluff nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique des années 70.

Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent ainsi obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte….

« Tu sais, si le pays était gouverné par des gens comme toi, nous vivrions comme en Europe de l’est ou au Guatemala ! »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023767_20130731192953439.jpgMéconnue en France, l’affaire « Abscam » est connue en Amérique comme l’un des scandales politico-médiatique les plus retentissants. Ou comment le FBI s’est notoirement acoquiné avec des escrocs pour tenter de piéger et de faire tomber des politiciens corrompus par la mafia. En son temps, Louis Malle rêvait déjà de s’attaquer à cette histoire digne d’une farce. Mais sans suite. Plus récemment, c’est Ben Affleck qui fut également, un temps, intéressé par cette histoire. Mais il passa son tour préférant s’atteler au projet « Argo ». Au final, c’est donc David O. Russell qui, avec « American bluff », en signera une très libre adaptation.

« Les gens croient ce qu’ils ont envie de croire. Comme ce tableau : c’est un faux. Et pourtant les gens se pressent pour le voir. Alors qui est le maitre ? L’artiste ou le faussaire ? »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023787_20130801122910567.jpgPour réussir un grand film, il faut trois éléments majeurs : un bon sujet, un scénario solide capable de mettre ce dernier en valeur, et une réalisation efficace. S’agissant des deux premiers points, on peut aisément dire que David O. Russel a bénéficié pour son film de l’un des meilleurs scénarios hollywoodiens de ces dernières années. Pour le coup, si on doit trouver une faille dans ce film, celle-ci est due à sa réalisation. Ou plutôt au goût disproportionné du réalisateur pour l’emphase qui le pousse à trop soigner la forme (la reconstitution des années 70 et des looks de ses personnages, trop de bouclettes en général!) et à étirer son récit sur plus de 2h20 en multipliant les intrigues à tiroirs. Cela aurait pu se justifier. Mais ici, ces intrigues secondaires qui se rajoutent (l’intrigue amoureuse entre Adams et Cooper, le personnage de Jennifer Lawrence) façon mille-feuille viennent surtout parasiter et embrouiller inutilement une histoire déjà fort complexe en soi. Dommage, car cette (libre) adaptation de l’affaire Abscam comportait plusieurs degrés de lecture. Au-delà de ses quelques moments de bravoure (la scène de négociation avec la mafia et un faux émir devient immédiatement un classique du genre), la farce ubuesque rappelle de manière plus générale les liens troubles unissant la police, les politiciens et la mafia aux Etats-Unis, permettant ainsi au réalisateur de s’interroger sur les notions de bien et de mal (l’accord passé entre les politiciens et la mafia devant permettre de créer des emplois dans une région sinistrée). Derrière, le film bénéficie d’un casting de haute volée, qui plus est à la hauteur de sa réputation. Christian Bale nous livre ainsi une nouvelle performance caméléon absolument incroyable, bien aidé par une Amy Adams au top de son talent. Un très bon film, qui manque de peu le titre de chef d’œuvre.

 http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/07/18/45/342948.jpg  http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/233/21023325_20130801122652732.jpg

Le blu ray : Edité par Metropolitan FilmExport, le film est disponible en dvd et blu ray depuis le 5 juin 2014. Le film est disponible en VOST et en VF. Il est composé d’un large module de scènes coupées comprenant une fin alternative. Les autres bonus se composent notamment d’un making-of et d’une documentaire sur l’avant-première parisienne du film.

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