Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 23:35

Un grand merci à Cinetrafic et à Potemkine (page Facebook) pour m’avoir permis de chroniquer, dans le cadre de l’opération « dvdtrafic », le bluray des « Rencontres d’après minuit » de Yann Gonzalez.

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/355/21035588_20130902155928563.jpg« Il faut toujours suivre les indices de nos rêves. Surtout quand ils font peur »

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Au cœur de la nuit, un jeune couple et leur gouvernante travestie préparent une orgie.

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Sont attendus La Chienne, La Star, L’Etalon et L’Adolescent.

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« Je veux rester à vos côtés. Comme un vieux chat tendre. Et sexuel. »

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http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/296/21029636_20130821105605298.jpgSelon le vieil adage, la nuit tous les chats sont gris. Le film de Yann Gonzalez nous prouve le contraire : ses rencontres d’après-minuit sont peuplées de personnages hauts en couleur : un jeune couple qui cherche à se raccrocher à la vie, leur domestique travesti, un jeune homme en quête de sensations fortes ou encore un écrivain raté dont la vie semble dictée par ses attributs trop volumineux. Tout cela pourrait n’être que trivial. Et pourtant. « Les rencontres d’après-minuit » est un avant tout un film triste. Une sorte de trip étrange et onirique, rappelant le cinéma seventies d’Alain Robbe-Grillet, traversé ci et là d’éclairs de mélancolie et de touches de romantisme échevelé. Gonzalez s’amusant à brouiller les pistes de son film, jouant sur les ruptures (l’orgie attendue n’aura pas lieu, le récit laissant place à un exutoire durant lequel chacun des protagonistes ouvrira son cœur pour laisser apparaître sa vulnérabilité et ses failles), renforçant ainsi la dimension étrange et fantasmagorique de son récit. Après, sur le fond, son récit est souvent insaisissable. Certaines embardées laissant le spectateur de marbre (le coup de la résurrection du héros grâce à la magie du domestique travesti). Et ce d’autant plus que l’ambiance se fait de plus en plus lourde, les bribes d’érotisme (essentiellement des baisers) et de grivoiserie (Cantona exhibant ses attributs) laissant vite place à une atmosphère pleine de mélancolie et d’amertume. Le sexe se faisant dès lors rare et triste. Maisc’est au finalplus sur sa forme que le film nous touche. Grâce à son esthétisme extrême, sa musique ou encore à ses jeux de lumières.  Finalement, qu’on l’aborde comme un drame expérimental ou une romance éthérée, « Les rencontres d’après-minuit » est avant tout un OVNI dans la production cinématographique actuelle. Une expérience originale à côté de laquelle il serait dommage de passer.

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001473_20130425104314045.jpg http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001475_20130425104314435.jpg

Le blu-ray : Edité par Potemkine dans une très belle édition combo blu-ray et dvd, le film est disponible en VF et dispose également de sous-titres pour les malentendants. Parmi les suppléments, on trouve notamment trois scènes commentées ainsi qu’un module sur les essais des costumes. Mais la partie la plus intéressante est sans nul doute la présence de quatre courts-métrages du réalisateur, Yann Gonzalez. Enfin, le CD de la bande-originale du film vient parfaire cette magnifique édition.

Le blu-ray de même que le dvd des « Rencontres d’après minuit » sont disponibles dans les bacs depuis le 4 mars 2014.

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Par Platinoch - Publié dans : Inclassables - Communauté : 1 article = 1 film
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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 16:54

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Epicentre Films Editions pour m’avoir permis de chroniquer le dvd du film « La dernière fois que j’ai vu Macao » de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra de Mata, dans le cadre de l’opération « Dvdtrafic ».

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/006/21000683_20130423121922043.jpg« Macao ne s’arrête jamais. C’est l’une des villes les plus densément peuplées du monde. C’est aussi l’une des villes où l’on se sent le plus seul »

Trente ans plus tard, je me rends à Macao où je ne suis jamais revenu depuis mon enfance. J’ai reçu un mail à Lisbonne de Candy, une amie dont je n’avais plus de nouvelles depuis longtemps.

Elle disait s’être encore aventurée avec les mauvais garçons et elle me priait de venir à Macao où se passaient des choses effrayantes, selon ses propres mots.

Fatigué, après des heures de vol, j’approche de Macao à bord du ferry qui me fera remonter le temps, jusqu’à la période la plus heureuse de ma vie.

« J’eu un étrange sentiment que je ne pu expliquer. Comme si l’ombre de la mort planait sur Macao »

la-derniere-fois-que-j-ai-vu-macao.jpgLa dernière fois que j’ai vu Macao, c’était dans un film datant de 1952 signé par le grand Josef Von Sternberg (remplacé en cours de route par Nicholas Ray). Celui-ci s’intitulait « Macao le paradis des mauvais garçons ». Une sombre histoire de flic infiltré et de soldat à la dérive engagé dans un combat contre la pègre locale pour les beaux yeux d’une chanteuse de cabaret qui envoute les hommes en entonnant le célèbre « You kill me ». Soixante ans plus tard, Robert Mitchum est mort, « You kill me » est chantée par un transsexuel portugais perdu dans un cabaret sordide tandis que Macao a été depuis rétrocédée à la Chine. Même les héros sont absents de l’écran. Un peu comme leur compatriote Miguel Gomes s’amusait à faire un parallèle entre son film « Tabou » et celui réalisé 80 ans plus tôt par Murnau, Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra de Mata, s’amuse de cet étrange parallélisme entre leur film et celui de Von Sternberg. Pour autant, même s’il est toujours ici question de mafia et de fuite en avant, la comparaison s’arrête ici. Car finalement, la trame narrative n’est ici que secondaire. Les réalisateurs filmant, sans acteurs face caméra, la ville telle qu’elle est aujourd’hui. Une ville de buildings surpeuplée, où se côtoient casinos high-tech, friches industrielles et vestiges coloniaux portugais. Leurs pérégrinations, sur le chemin du souvenir (l’un des réalisateurs à grandi à Macao), donnent lieu à une succession d’images à la symbolique forte (les chiens errants). Objet cinématographique non-identifié et pas forcément facile d’accès, « La dernière fois que j’ai vu Macao » n’en demeure pas moins un film étrange, mystérieux, à la beauté formelle envoutante.

Le dvd : Edité par Epicentre Films Editions, le film est disponible en portugais, accompagné de sous-titres français et anglais. Il est accompagné de nombreux bonus tels que qu’un entretien avec les deux réalisateurs, leur biographie et surtout deux courts-métrages (« China, China » et « Auber rouge ») qui ont compté dans l’élaboration de ce film. « La dernière fois que j’ai vu Macao » est disponible dans les bacs depuis le 4 février 2014.

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Par Platinoch - Publié dans : Inclassables - Communauté : 1 article = 1 film
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Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 17:19

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer le blu ray de « La stratégie Ender », réalisé par Gavin Hood, dans le cadre de la 12ème opération « Dvdtrafic ».

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/485/21048567_20131010185149306.jpg« C’est toi. Tu es l’élu »

Dans un futur proche, une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu. Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits pour former des officiers émérites et découvrir dans leurs rangs celui qui pourra contrer la prochaine attaque. Ender Wiggin, un garçon timide mais doté d’une exceptionnelle intelligence tactique, est sélectionné pour rejoindre l’élite. A l’académie, Ender apprend rapidement à maîtriser des manoeuvres militaires de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur élément et le plus grand espoir de l’humanité. Il ne lui manque plus qu’à être formé par Mazer Rackham lui-même, pour pouvoir commander la Flotte lors d’une bataille homérique qui décidera du sort de la Terre.

« Suis les règles, tu perds ; choisis la violence tu gagnes »

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/506/21050660_20131018101231345.jpgBest seller de la littérature de science-fiction publié en 1985, « La stratégie Ender » intéresse depuis près de 30 ans les studios hollywoodiens. Pourtant, jusqu’alors, les projets d’adaptation ont tous systématiquement capotés. La raison ? Orson Scott Card, l’auteur du roman, qui n’a jamais voulu céder les droits de son roman, essentiellement pour des raisons de divergences artistiques. A défaut de voir les aventures d’Ender sur grand écran,  Ender se développa en roman, « La stratégie Ender » devint une saga (« Le cycle d’Ender »)  qui compte à ce jour pas moins de 17 volumes. Et puis, finalement, l’auteur accepta de céder ses droits à condition de participer à l’écriture du scénario. Un temps attaché au projet, le réalisateur Wolfgang Petersen laisse finalement la place au sud-africain Gavin Hood (« Mon nom est Tsotsi », « X-Men origins : Wolverine »).

« Ce qui importe n’est pas de gagner mais la manière dont on gagne »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047508_20131008112241885.jpgAvec ses héros adolescents qui ont le sort de la planète entre leurs mains et cette fascination pour l’univers du jeu vidéo (dont on ne verra finalement que peu de choses), il flotte sur la « Stratégie Ender » un doux parfum de nostalgie venu tout droit des 80’s. Une sensation d’autant plus amplifiée que le film est placée sous la figure tutélaire de Harrison « Han Solo » Ford et qu’il se réfère plus ou moins clairement aux hits de l’époque que furent « Tron » ou « Wargames ». Avec des effets spéciaux d’un autre niveau toutefois. Pour autant, si « La stratégie Ender » relate une guerre intergalactique, le récit demeure essentiellement axé sur l’évolution psychologique et les questionnements moraux du héros. On pourra donc regretter un certain manque d’ampleur et de souffle épique qui font un peu défaut à ce film, qui préfère nous parler des stratégies conçues à l’arrière plutôt que de filmer les batailles elles-mêmes. Il n’en est pas déplaisant pour autant, d’autant qu’il bénéficie d’un beau casting, mélange d’acteurs de premiers plans (Ford, Kingsley, Spencer) et de jeunes acteurs très prometteurs (Asa Buterrfield, les déjà nommées à l’oscar Hailee Stenfeld et Abigail Breslin). Toutefois, il passionnera probablement plus le jeune public, qui s’identifiera probablement plus aisément aux héros, que le public adulte, plus avide d’actions.  

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047501_20131008112240073.jpg http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047515_20131008112345578.jpg

 

Le blu-ray : Edité par Metropolitan FilmExport, « La stratégie Ender » est proposée en VO, VF, VOSTFR et en version sous-titrée pour les malentendants. Outre les traditionnels bandes-annonces et commentaires (ici le réalisateur et les producteurs), les bonus comprennent notamment des scènes coupées, des entretiens avec les acteurs du film, ainsi qu’un intéressant making-of de près d’une heure. Le blu ray comme le DVD sont disponibles dans les bacs depuis le 6 mars 2014.

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Par Platinoch - Publié dans : Science-Fiction/Heroïc Fantasy - Communauté : 1 article = 1 film
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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 22:05

Un grand merci à Damned Distribution pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd de « Dehors, c’est l’été » de Friederike Jehn.

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/154/21015420_20130626121322681.jpg« Ca va être un bel été dans notre nouvelle maison, tu verras ! »

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Wanda emménage avec sa famille dans une nouvelle maison près de Zürich, en Suisse.

Dans ce nouvel environnement, les débuts s’annoncent difficiles : ses parents sont en pleine crise, ses camarades de classe sont peu réceptifs, les garçons l’intriguent, la déroutent...

Entourée par son frère et sa sœur, encore trop jeunes, elle se retrouve livrée à elle-même et doit se battre pour tout reprendre en main, sa vie, leur vie.

« Dans la vie, on ne peut pas toujours mettre de la musique »

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http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/430/21043042_20130923142559057.jpgPremier long métrage d’une jeune réalisatrice allemande, Friederike Jehn, « Dehors c’est l’été » s’aventure sur le terrain glissant du film sur l’adolescence, cet âge difficile où l’on abandonne l’enfance pour avancer vers l’âge adulte, le tout sur fond de dysfonctionnement familial. Un choix pas facile, d’une part parce que le sujet a déjà été maintes fois traité (on pense notamment à « Les Berkman se séparent » et surtout à « A deriva » de Heitor Dhalia vers lequel il lorgne par moment) et d’autre part parce qu’en la matière, les poncifs et les clichés ne sont jamais très loin. Jehn, quant à elle, opte pour une approche du sujet plutôt « naturaliste ». Pas question en effet pour elle d’inscrire son récit dans une quelconque extravagance fictive, mais bel et bien de l’ancrer dans une forme de réalité à laquelle chacun peut aisément croire. Jouant sur les faux semblants, la réalisatrice introduit son film par un premier quart d’heure d’apparente quiétude, bercé par la chaude lumière du soleil d’été. Pourtant, passé cette introduction, la sérénité affichée va vite laisser place à une sensation de malaise. À l’image de l’héroïne que l’on sent progressivement en perte de repères (découverte de la nouvelle maison, difficulté à se faire de nouveaux camarades, apparition de la crise de couple des parents). Et tandis que l’été semble être à son firmament, le récit se retrouve brusquement frappé par quelques éclairs dramatiques (la découverte d’un oiseau mort dans le jardin, le mutisme soudain du petit garçon, l’apparition de brutales altercations entre les parents aux moments où on s’y attend le moins). Dès lors, la réalisatrice jouera de la dichotomie opposant l’intérieur de la maison (sombre, dans lequel les personnages semblent s’enfoncer dans la crise et l’isolement) et l’extérieur (lumineux, où la vie semble suivre son cours bon an mal an). Et même si elle abuse parfois maladroitement de certaines métaphores (l’oisillon tombé du nid qui ne survit pas dans la maison, le grand plongeon comme rite initiatique) ou de certains tics inhérents à ce cinéma dit « indé » (les musiques françaises à outrance, comme la chanson de ZAZ), son film se révèle néanmoins touchant et souvent assez juste. En cela il doit beaucoup à la justesse de son scénario qui évite toutes fioritures et à l’interprétation touchante de sa jeune interprète, Maria-Victoria Dragus (vue notamment chez Haneke). Un film à découvrir.

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Le dvd : Édité par Damned Distribution dans un élégant et fin boitier, le film nous est proposé en VO et VOSTFR. Pour la partie bonus, il est accompagné d’une interview de près 10 minutes de la réalisatrice, qui revient sur la genèse du film et sur son tournage. Le DVD est disponible dans les bacs depuis le 4 mars 2014.

 

Par Platinoch - Publié dans : Drames - Communauté : 1 article = 1 film
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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 20:52

Un grand merci à Cinetrafic et à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le blu ray de « Parkland » de Peter Landesman, dans le cadre de l’opération « Dvdtrafic ».

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/266/21026604_20130813092752077.jpg« Belle journée pour un cortège »

22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement.

Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…

« Je vais voir John et Jacky. Ils sont si beaux tous les deux ! »

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/594/21059478_20131120135834973.jpgL’année 2013 était l’occasion de célébrer un triste anniversaire. Celui des 50 ans de l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy à Dallas. 50 ans après les faits, et alors que la plupart des acteurs de cette affaire sont désormais morts, on pouvait s’attendre à une avalanche de films traitant du sujet. Et pourquoi pas, à de nouvelles révélations, à même de lever le voile ou au contraire d’alimenter les nombreuses théories qui entourent ce qui restera comme l’une des affaires les plus opaques et les traumatisantes pour le monde occidental du 20ème siècle. Pourtant, en l’état, seul « Parkland » semble s’être greffé sur cette actualité. Ancien journaliste et scénariste à ses heures, Peter Landesman adapte ici le livre « 4 jours en novembre » de Vincent Bugliosi. Réalisant au préalable un vrai travail d’investigation pour retrouver les témoins encore vivants de l’époque, son projet devant aboutir à une mini-série que devait diffuser la chaine HBO. Avant que les producteurs du projet (parmi lesquels Tom Hanks) ne décident finalement d’en faire un long métrage de cinéma.

« Quel endroit de merde pour mourir ! »

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/233/21023319_20130730104513836.jpgCependant, « Parkland » n’est pas véritablement un film politique. Landesman se bornant à reconstituer minutieusement les faits, de l’arrivée du cortège présidentiel sur Dealey Plaza jusqu’au départ de Air Force one pour Washington avec à son bord le cercueil de JFK et le nouveau président Johnson qui venait juste de prêter serment à son bord. La grande force de ce « Parkland » est sans nulle doute d’avoir réussi à mettre en images ce qui n’avait été jusqu’ici que raconté et d’avoir su parfaitement restituer cette ambiance traumatique, mélange d’urgence, d’hébétude, d’incertitude et de terreur. Ce qui est très intéressant aussi, c’est de voir les petites histoires dans la grande Histoire. Les gardes du corps du défunt président qui refusent manu militari une autopsie. Ces mêmes gardes du corps qui retirent à la hâte des sièges dans l’avion présidentiel pour y placer le cercueil. Ou encore le désarroi de la famille Hoswald, devenue paria de l’Amérique, obligée d’enterrer Lee Harvey à la hâte dans un cimetière de troisième zone qui accepte généreusement de l’accueillir. Le tout sous le regard humiliant de quelques photographes de presse. Après, le parti pris de retranscrire les évènements sans évoquer aucunement ni l’enquête ni les mystères qui lui sont afférents laisse un peu le spectateur sur sa faim. Car au final, ce sont aussi tous les mystères et les incohérences qui entourent cette affaire qui la rende finalement aussi passionnante. Un film très intéressant et très instructif, donc. Mais qui ne saurait dispenser de voir les essentiels « Complots à Dallas » et « JFK » pour compléter le sujet.

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/233/21023317_20130730104513305.jpg  http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/594/21059477_20131120135834801.jpg

 

Le blu ray: Edité par Metropolitan FilmExport, le film est disponible et VO et en VF. Des sous-titres français, mais aussi pour les malentendants sont également disponibles, de même qu’une version en audiodescription. Côté bonus, le film est accompagné des commentaires du réalisateur ainsi que des scènes coupées. Le blu ray (comme le dvd) de « Parkland » est disponible dans les bacs depuis le 10 février 2014.

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Lundi 25 novembre 2013 1 25 /11 /Nov /2013 23:15

Un grand merci à Cinetrafic et à Shellac un pour m’avoir permis de chroniquer, dans le cadre de l’opération « Dvdtrafic », « Tabou » de Miguel Gomes.

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/94/42/83/20328399.jpg« Aussi loin que tu cours, autant le temps passe, de ton cœur tu ne pourras fuir »

Une vieille dame au fort tempérament, sa femme de ménage Cap-Verdienne et sa voisine dévouée à de bonnes causes partagent le même étage d’un immeuble à Lisbonne.

Lorsque la première est sur le point de mourir, elle demande à ce qu’on prévienne un mystérieux homme. Celui-ci arrive trop tard.

Mais finit par raconter aux deux autres femmes un épisode de son passé : une histoire d’amour et de crime dans une Afrique de film d’aventures.

« Je savais que de prendre Aurora pour amante était une folie que je regretterais certainement plus tard. Mais quand j’étais dans ses bras, le futur me paraissait être un concept absurde »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/43/08/20096244.jpgIl est des films à part. Différents des autres. Qui, par leur originalité, leur folie, leur grâce, vous touchent au plus profond de vous sans que vous puissiez vraiment expliquer pourquoi. « Tabou » est de ceux-là. Pourtant, « Tabou » est un film qui se mérite. Découpé en deux parties distinctes (« Paradis » et « Paradis perdu »), le film s’ouvre sur trois premiers quarts d’heure totalement déroutants. Un chassé-croisé de trois femmes, a priori sans véritable enjeu dramatique, qui nous interroge sur le chemin que le réalisateur veut nous faire prendre. Et puis le récit s’accélère. L’une d’entre elles, très malade, demande à ce qu’on mène à son chevet un mystérieux inconnu. Trop tard. Pour elle du moins. Car l’homme, pourtant plutôt taiseux, va livrer aux deux autres femmes le récit de sa rencontre avec la défunte cinquante ans plus tôt. Une parenthèse se referme. La réalité s’éteint. Pour mieux revoir défiler le passé. S’ouvre alors la seconde partie, qui prend pour théâtre le Mozambique colonial portugais. Là, le vieil homme nous conte sa rencontre avec la belle Aurora et la passion qu’ils partagèrent en dépit du mariage et de la grossesse de celle-ci. En état de grâce, le réalisateur portugais nous transporte dans une Afrique à l’exotisme fantasmé. Ses partis pris de mise en scène – qu’il s’agisse de son magnifique noir et blanc, de sa musique délicieusement désuète, son absence de dialogue, remplacé par le récit du narrateur en voix off – subliment alors magnifiquement son récit, tour à tour langoureux, nostalgique et mélancolique. Le tout jusqu’au climax du film, une sublime et déchirante scène de séparation dans un village de brousse, après une tentative désespérée de fuite en avant, étouffée sous des chants africains. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film hors normes, et notamment sur la cinéphilie du réalisateur et sur ses références assumées et astucieuses. Mais cela serait trop long. Le plus important réside ailleurs. Dans cette passion échevelée, contrariée par le destin, qui aura réussi à nous émouvoir follement et qui habitera le spectateur encore longtemps après son visionnage. De mémoire de cinéphile, il y avait bien longtemps que ça n’était pas arrivé. Un film rare. Donc précieux.

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/43/08/20096251.jpg http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/89/02/91/20338255.jpg

 

Le dvd : Edité par Shellac, le film est proposé en VO et VOST. L’édition est belle et particulièrement soignée. Les deux dvd du coffrets proposent plus d’une heure de bonus, dont on retiendra essentiellement les deux courts métrages du réalisateur, « Inventaire de Noel » et « 31 ». Cette riche édition est complétée par un livre qui compile notamment le scénario de la partie africaine du film, une interview du réalisateur ainsi que des notes de tournage. Une bien belle édition, à la hauteur du film.

Le dvd est disponible dans les bacs depuis le 7 mai 2013.

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Mercredi 13 novembre 2013 3 13 /11 /Nov /2013 23:55

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Carlotta pour m’avoir donné la chance de découvrir et de chroniquer le blu-ray de « 49ème parallèle » de Michael Powell, dans le cadre de l’opération « Dvdtrafic ».

« Le 49ème parallèle. La frontière de l’amitié, entre le Canada et les Etats-Unis. La seule au monde qui ne soit pas gardée »

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/19/26/18460555.jpgPendant la Seconde Guerre mondiale, un sous-marin allemand coule un navire près des côtes canadiennes.

Aussitôt, il tente un repli stratégique vers la baie d'Hudson mais il est repéré et bombardé.

Six marins allemands survivants se retrouvent seuls sur le gigantesque territoire canadien. Ils doivent traverser le pays, rejoindre les États-Unis encore neutres, et espérer ainsi s'échapper du continent pour retourner en Allemagne.

« La guerre est accidentelle mais l’art est eternel »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/19/26/18889768.jpgAprès « L’espion noir » (1939) et « Espionne à bord » (1940), « 49ème parallèle » marque la troisième collaboration du mythique tandem britannique composé de Michael Powell (réalisation) et de Emeric Pressburger (scénario). L’originalité de ce film tient en grande partie au fait qu’il s’agit d’un film de propagande, entièrement financé par le gouvernement britannique, qui, en sa qualité de dernier état d’Europe occidentale à résister aux Nazis, encouragea alors les productions de ce type. Entièrement tourné au Canada, le film nous conte les péripéties d’une escouade de nazis, seuls survivants d’un U-boot coulé dans la baie du Saint-Laurent, livrés à eux-mêmes en territoire ennemi et dont le but est de franchir le 49ème parallèle afin de gagner les Etats-Unis, encore neutres à cette époque. A l’évidence, toute l’intelligence et l’originalité du film reposent sur le parti pris des réalisateurs de placer les ennemis au centre de leur récit, qui plus est sur un territoire éloigné des combats. Des antihéros qui se transforment rapidement en envahisseurs menaçant tout ce qu’ils approchent. Cette chevauchée, mortelle, donne lieu à de nombreuses confrontations (souvent mortelles) avec la population canadienne, qui fait courageusement face, à l’image du trappeur québécois joué avec malice par le grand Lawrence Oliver ou de l’ethnologue esthète, campé par un Leslie Howard qui sera quelques mois plus tard l’une des victimes de ce conflit. Mais le véritable moment de bravoure du film se déroule lors de l’arrivée des nazis dans une communauté agricole d’origine germanique. Et notamment lors du discours du chef de la communauté, qui se lance dans un magnifique éloge de la liberté et de la tolérance. Alors bien sûr, le film souffre parfois de son côté « propagande », montrant des nazis exaltés par leur idéologie, incapables le plus souvent de la discrétion nécessaire pour se fondre dans la masse. Même si, au détour de leurs péripéties, les réalisateurs prennent le soin de nuancer les personnalités de leurs personnages (le boulanger notamment), préambules annonciateurs de l’humanisme qui habitera quelques années plus tard leur « Colonel Blimp ». De même, on pourra s’étonner de la présentation faite du peuple canadien, résolument soudé contre l’ennemi (de l’anglophone au québécois en passant par les eskimos), alors même que l’antisémitisme était fleurissant en Amérique du Nord et que les idées des nazis avaient aussi des partisans. Reste que Powell et Pressburger signent là un film engagé et courageux, dont le but était d’effrayer l’Amérique et de l’amener à s’engager au côté du Royaume-Uni. Peut-être y-a-t-il contribué à sa mesure. Quoi qu’il en soit, il mérite largement d’être redécouvert. A noter également qu’il fut récompensé de l’Oscar du meilleur scénario original.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/19/26/18815399.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/19/26/18815387.jpg

 

Le Blu-ray : Après « Les chaussons rouges », « Colonel Blimp » et « Le narcisse noir », « 49ème parallèle » est le quatrième film du duo Powell/Pressburger a faire l’objet d’une restauration et d’une réédition par Carlotta. Comme à chaque fois avec cet éditeur, l’édition qui nous est proposée est particulièrement riche et soignée. Tout d’abord, comme pour l’ensemble des titres précités, il faut souligner la qualité du méticuleux travail de restauration qui a été fait et qui permet d’avoir un visuel incroyablement propre pour un film vieux de plus de 70 ans. Disponible en VOST, le film est également accompagné de bonus particulièrement rare et attrayant, « The volunteer », un moyen métrage de propagande signé en 1943 par le même duo.

Le film est disponible dans les bacs en dvd et blu-ray depuis le 23 octobre 2013.

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Par Platinoch - Publié dans : Films de guerre - Communauté : 1 article = 1 film
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Jeudi 1 août 2013 4 01 /08 /Août /2013 17:05

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/23/50/20454631.jpgUn grand merci à TF1 Vidéo de m’avoir permis de chroniquer le blu-ray de « Drift » signés des réalisateurs Morgan O’Neil et Ben Nott.

« Si Dieu était surfeur, ce serait son spot préféré »

Dans les années 70, deux frères passionnés de surf rêvent de se lancer dans ce sport en passe de se professionnaliser et de devenir une industrie.

Mais pour ce faire, ils devront affronter les vagues violentes, la société conservatrice et les motards impitoyables qui se dressent sur leur route.

« Il surfe seul. Ne se mesure à aucun autre. C’est ça l’essence du truc. On ne ;peut pas acheter ce qu’il a parce que ce n’est pas à vendre »

.

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/58/15/20103384.JPGUne famille en fuite. Des ados trafiquant leurs planches de surf. Un héros ressemblant comme deux gouttes d’eau au footballeur Tony Vairelles. Autant dire que de prime abord, les dix premières minutes de ce « Drift » étaient pour le moins déconcertantes. Et puis petit à petit, on se laisse aller dans l’histoire au gré des vagues. A la dérive. La dérive, c’est d’ailleurs le terme le mieux adapté à cette histoire de frères rêvant de se réaliser dans le surf mais obligés pour cela d’affronter la mafia locale. Sport spectaculaire et cinégénique s’il en est, le surf a donné lieu à quelques moments de bravoure cinématographique, dont « Point Break » restera à jamais le sommet culte et kitsch. Après les plus ou moins récents « Blue crush » ou « Chasing Mavericks », on pouvait donc craindre de ce direct-to-dvd, réalisé qui plus est par une paire de réalisateurs novices, qu’il ne soit qu’un film de plus sur la glisse et la cool attitude de ceux qui la pratiquent. Mais c’était sans compter sur un scénario malin et une intrigue particulièrement bien ficelée apte à transcender un sujet à la base plutôt convenu (deux frères voulant réaliser leur rêve) et à nous tenir en haleine jusqu’à la dernière minute. A cela, il faut également ajouter un casting sans fausse note (excellent Sam Worthington dans un rôle à contre-emploi) et une bande musicale accrocheuse. De quoi faire de ce « Drift » un film vraiment enthousiasmant. Un bon moment de surf, drogue et rock’n’roll !

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/074/21007419_201305220959267.jpg  http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/90/58/15/20103378.JPG

 

Le Blu-ray : Disponible en VF et en VOST, « Drift » est accompagné de deux modules. Le premier est un long entretien avec l’équipe du film (réalisateurs et acteurs) de près d’une heure. Le second regroupe les scènes coupées.

Edité par TF1 Vidéo, « Drift » sera disponible en DVD et Blu-ray à partir du 7 août 2013.

 

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