Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 16:12

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19974914.jpg« Même les grands hommes peuvent être corrompus »



Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré.

Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.



« Un jour tu deviendras l’homme le plus puissant du pays »



http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19798170.jpgEn marge de sa longue carrière de comédien, Clint Eastwood aura su mener une prolifique carrière de réalisateur. Avec 35 films au compteur réalisés en quatre décennies, on peut dire que le vieux Clint n’aura pas chômé. Surtout, il aura à peu près réussi à aborder tous les genres, du western (« Impitoyable », « Pale rider ») au film de guerre (« De l’or pour les braves », « Lettres d’Iwo Jima ») en passant par le polar (« L’échange »), le film noir (« Minuit dans le jardin du bien et du mal », « Mystic river »), le film musical (« Honkytonk man », « Bird ») ou encore la romance (« Breezy », « La route de Madison »). Après avoir touché un peu au genre du biopic avec « Bird » et « Invictus », il nous revient avec « J. Edgar », qu’il consacre au mythique directeur du FBI, J. Edgar Hoover (1895-1972). Pour retracer la vie et la carrière de ce personnage hors normes, recordman de longévité à la tête d’une agence fédérale (de 1924 à 1972 – 48 ans ! – soit sous huit présidents différents) et véritable figure de la vie politique américaine, Eastwood s’est adjoint les services du scénariste Dustin Lance Black, oscarisé pour le scénario d’un autre biopic politique: « Harvey Milk » de Van Sant.



« Quand la morale décline et que les dirigeants ne font rien, le mal triomphe »



http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19863858.jpgDe la fenêtre de son bureau, Hoover aura assisté, tel un témoin, à l’Histoire américaine contemporaine. De l’investiture de Roosevelt et son cortège de voitures « primitives » à celle de Nixon et ses voitures modernes. Deux scènes, mises en perspectives par un subtil effet de miroir, qui symbolisent à merveille ce que fut Hoover : un monument, une figure, qui traversa et participa à cinquante années de vie politique américaine. Et pas des moindres, puisque ce furent durant ses cinquante années que les Etats-Unis passèrent du statut de simple puissance de second plan (et isolationniste de surcroit !) à celui de superpuissance moderne, hégémonique et impérialiste. Mais au-delà de son incroyable longévité, ce qui fait l’intérêt de ce personnage hors normes, c’est surtout sa personnalité trouble, faite de contradictions et de zones d’ombres. Ainsi, s’il fut un ardent défenseur de l’Amérique blanche et protestante, de la morale conservatrice WASP et un raciste patenté, Hoover n’en fut pas moins un homme secret, aux méthodes de gangsters (espionnage des personnalités politiques de premier plan qu’il faisait chanter ensuite), et qui vécut tout sa vie dans le déni, refoulant son homosexualité et son amour pour son adjoint, Clyde Tolson. C’est d’ailleurs de cet aspect là que le cinéaste traite principalement, avec plus (la bagarre entre Hoover et Tolson qui finit par un baiser) ou moins (la scène too much où il enfile la robe de sa mère) de réussite. Mais s’il est difficile de retracer la vie d’un tel homme en 2h, il est toutefois très réducteur de le limiter à sa seule homosexualité refoulée. Peu aidé il est vrai par une narration en flashbacks qui rend l’œuvre extrêmement décousue et difficile à suivre, le film se borne à évoquer quelques affaires (le kidnapping du fils Lindbergh, Martin Luther King) en faisant l’impasse sur les plus importantes (le McCarthysme, sa guerre ouverte contre le clan Kennedy) ou sur ses relations ambigües avec la mafia. Ne reste que l’interprétation, dominée par un impeccable Di Caprio, pour sauver les meubles. Encore faut-il faire abstraction des maquillages vieillissants grotesques, faisant passer le vieux Tolson pour une marionnette des guignols. Un (gros) raté de plus, donc, pour Eastwood qui n’a rien fait de bon depuis « Gran Torino ».

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19864547.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/83/12/86/19863864.jpg

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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 23:04

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/e9/Summertime.jpg« Les avis sur Venise divergent : certains la trouvent trop calme, d’autres la trouvent trop bruyante. Mais tous la trouvent belle ! »



Jane, alerte quadragénaire américaine, mais toujours célibataire, arrive à Venise pour y passer ses vacances.

Rêvant depuis toujours de découvrir la Cité des Doges, elle arrive euphorique en ville.


Mais le romantisme de celle-ci lui fait davantage ressentir le poids de sa solitude jusqu’à ce qu’elle rencontre un antiquaire vénitien, le passionné Renato. Mais il y a un hic, le bel italien est marié…



« Il y avait sur ce bateau qui cherchait au plus profond d’elle-même quelque chose. Comme une sorte de merveilleux miracle magique et mystique. Trouver ce qui lui avait manqué toute sa vie »



summer3La carrière de David Lean se divise aisément en deux périodes bien distinctes : d’une part sa période anglaise (du début des années 40 jusqu’au milieu des années 50) faite de mélos intimistes le plus souvent filmés en noir et blanc, et de l’autre, sa période hollywoodienne (du milieu des années 50 jusqu’aux années 80) constituée de grandes fresques flamboyantes en Technicolor. A cheval sur ses deux périodes, « Vacances à Venise », tourné en 1955, fait office de trait d’union dans la carrière de Lean. Considéré par son auteur comme étant le film préféré de sa propre filmographie, « Vacances à Venise » possède le minimalisme de sa période anglaise tout en annonçant son évolution vers un cinéma visuellement plus riche (tournage en décors naturels, en Technicolor, avec une grande star américaine : Katherine Hepburn). Adapté d’une pièce de Arthur Laurents qui a triomphé à Broadway trois ans plus tôt, « Vacances à Venise » eut le rare privilège d’être tourné directement dans la ville. En effet, bien que peu encline à laisser une équipe de tournage perturber l’activité touristique, la municipalité a néanmoins donné son autorisation en contrepartie d’une importante contribution financière destinée à la restauration du patrimoine versée par la production. A noter, pour l’anecdote, que lors de la scène où elle chute dans le canal, Katherine Hepburn a contracté une sérieuse conjonctivite qui la suivra jusqu’à la fin de sa vie.

 


« Pourquoi toujours chercher à comprendre ? Les plus belles choses n’ont pas besoin d’être comprises »



Summertimew.jpgS’il y a bien une constante dans le cinéma de David Lean, c’est son goût pour les histoires d’amour passionnées autant qu’impossibles. De « Brève rencontre » aux « Amants passionnés » en passant par « Le docteur Jivago », il fut ainsi l’un des maitres du mélo romantique et flamboyant. En cela, il ne déroge pas à la règle puisqu’il est aussi question d’amours impossibles dans « Vacances à Venise ». Surfant sur la vogue très 50’s des comédies romantiques prenant pour cadre l’Italie (« Vacances romaines » triompha quelques mois plus tôt, avant « C’est arrivé à Naples » ou plus tard « Avanti ! »), Lean nous fait suivre le voyage d’une vieille fille américaine dans la capitale des amoureux. Au fil de ses périgrinations dans la ville des Doges, l’héroïne se laissera porter par la beauté du lieu et l’atmosphère très « Dolce Vita » qui y règne. De ses rencontres (un couple de touristes bas du front, des amoureux « seuls au monde », un gamin des rues malicieux, un bel antiquaire) cependant ressurgiront son mal-être et sa pensante solitude. Si « Vacances à Venise » reprend les thèmes de prédilection du cinéaste, on y retrouve aussi ses principaux défauts. A commencer par un récit au rythme terriblement lent et beaucoup trop étiré en longueur alors même que l’histoire, assez basique, ne le justifiait pas. Toutefois, il en ressort un joli et émouvant portrait de femme, à la fois libre, indépendante et désenchantée, magnifiquement interprétée par Katherine Hepburn, qui reçut pour l’occasion une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Quant à Lean, toujours en avance sur son temps, il signe là un beau film féministe, s’affranchissant pour l’occasion des standards moraux de l’époque en imposant un personnage de femme libre et forte, au cœur d’une romance purement sexuelle et extraconjugale.

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 22:00

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/55/90/19777518.jpg« Vous n’avez pas à inciter madame à ne pas payer ses dettes »


Claire, Jeune juge au tribunal de Lyon, fait la connaissance de Céline, une jeune mère célibataire victime de surendettement.

 

Lui rappelant les problèmes de sa propre mère, elle est touchée par la situation de la jeune femme.


Décidée à agir, elle rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu'elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l'urgence de les vivre.


« Nos clients se foutent d’être informés, ce qu’ils veulent c’est de l’argent »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/55/90/19805551.jpgOn croyait sa cause perdue. Il faut dire qu’en près de vingt ans de carrière, Philippe Lioret s’est allègrement compromis dans la réalisation de drames pompeux et tire-larmes, à l’image des infâmes « L’équipier » ou « Je vais bien ne t’en fais pas ». Confondant sensibilité et guimauve, émotions et mièvrerie, l’homme s’était forgé (contre son gré ?) la réputation d’être le spécialiste français du mélodrame sirupeux et lacrymal. Et puis, en 2009, alors qu’on n’y croyait plus, il y eut le petit miracle « Welcome ». Osant pour la première fois se défaire de la naïveté de ses précédents films, Lioret s’emparait d’un vrai sujet de société controversé (les dramatiques conditions de vie des immigrés clandestins bloqués à Calais et l’application par l’Etat du délit de solidarité à l’encontre de ceux qui leur viennent en aide) au terme duquel il délivrait un bouleversant plaidoyer humaniste. Ebranlé par l’engagement du réalisateur (et de son comédien principal, Vincent Lindon), on en venait à revoir un peu les jugements qu’on avait pu émettre sur lui. Forcément très attendu, « Toutes nos envies », son nouveau film, devait permettre de confirmer (ou non) l’évolution du réalisateur vers un cinéma plus engagé et plus politique.

 

« Le crédit c’est la consommation et la consommation c’est le système. Et le système on y touche pas »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/55/90/19805546.jpgA première vue, le choix d'adapter le roman « D'autres vies que la mienne » (publié en 2009) de l'excellent Emmanuel Carrère, semblait très pertinent. Il faut dire qu'il offrait au réalisateur un vrai grand sujet de société – le scandale du crédit à la consommation et son corolaire, le surendettement – à même de lui permettre de poursuivre dans la voie d'un cinéma plus volontiers social et engagé. D'ailleurs, Lioret ne tarde pas à rentrer dans le vif de son sujet: à peine le temps d'introduire dès les premiers plans le personnage de la mère courage qu'il nous entraine avec elle dans la spirale infernale du surendettement. De là, il s'attaquera de front à son sujet, mettant à jour en l'espace de quelques scènes les abus scandaleux des organismes de crédit – couverts par l'Etat au nom de la sacrosainte consommation – et l'impuissance de la justice à les combattre. Virulente et sans appel, la charge trouve même son point d’orgue le temps d’un savoureux réquisitoire mené par le juge Vincent Lindon, auteur ici d’une nouvelle prestation impeccable. Et puis, alors que la croisade menée par ces deux juges idéalistes s’annonçait passionnante, Lioret abandonne brutalement son sujet principal pour démarrer un autre film, consacré à la maladie incurable de la jeune héroïne et à son issue fatale. Se sabordant lui-même, il se focalise alors exclusivement sur la relation ambigüe que l’héroïne entretient avec son collègue, et plus encore sur la relation malsaine qu’elle noue avec sa protégée surendettée qu’elle impose à sa famille comme une épouse et une mère de substitution à même de la remplacer une fois partie. Et tandis que commence la (très) longue agonie de son héroïne qui n’en finit plus de mourir, on regrette amèrement que Lioret soit retombé dans ses travers mélodramatiques, qui plombent un film qui aurait du être bien meilleur s’il avait eu la rigueur de s’en tenir à son sujet initial.

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/55/90/19805555.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/55/90/19805544.jpg

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:29

Un grand merci à Cinetrafic qui m’a permis de chronique le dvd du « Sang des templiers » de Jonathan English.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/73/97/08/19739614.jpg« Il y a une valeur dans toute mort. J’en donnerai une à la votre. »


En 1215, le roi d’Angleterre, Jean, a été contraint de signer la Magna Carta, un document qui assure la liberté du peuple et constitue désormais la base du droit commun en Angleterre. Furieux d’y avoir été forcé, il lève une armée de mercenaires et commence à piller le pays pour reprendre le pouvoir. Il est sur le point d’atteindre Londres et de remporter la victoire, mais un dernier obstacle se dresse encore sur sa route : le château de Rochester.

À l’intérieur, rassemblée par le baron Albany, une petite bande de guerriers rebelles s’est jurée de retenir le roi Jean jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle compte un chevalier Templier ; Isabel, la dame du château, mais aussi des mercenaires endurcis comme Beckett et des jeunes soldats tels Guy, qui va goûter à la bataille pour la première fois – et peut-être bien la dernière. Chacun a ses espoirs, ses démons et ses secrets. De part et d’autre de la muraille, les deux camps sont prêts à tout pour l’emporter et l’heure de l’affrontement approche...


« Tuer un homme n’a rien de noble. Ni pour la liberté. Pas même pour Dieu »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/82/71/19760053.jpgCrée en 1129, l’Ordre du Temple avait pour mission de défendre la Terre Sainte et de protéger les pèlerins. Pour ce faire, il pouvait compter sur ses chevaliers templiers, redoutables guerriers aguerris, qui devaient disparaître en même temps que l’Ordre en 1312. Forts de leurs combats durant les croisades et du mystère qui entoura la disparition de l’Ordre, les templiers devinrent des figures mythiques de l’époque médiévale. De quoi inspirer nombre de légendes dans la culture populaire. Et de cinéastes qui vantèrent leur héroïsme et leur bravoure, aussi bien dans des films historiques (« Kingdom of heaven ») que dans des films d’aventures (« Indiana Jones et la dernière croisade », « Benjamin Gates et le trésor des templiers ») ou de SF (« Le dernier des templiers »). Après avoir inspirés des réalisateurs de la trempe de Steven Spielberg ou Ridley Scott, au tour de l’anglais Jonathan English (déjà auteur de deux longs restés inédits en France) de succomber à l’attrait des chevaliers templiers avec « Le sang des templiers ». Un film d’action historique totalement indépendant, qui nécessita qu’une réplique du célèbre château de Rochester soit entièrement réalisée au Pays de Galles.

 

« Un templier offre sa virginité à Dieu alors que l’épouse en souffre à côté de son mari »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/82/71/19760066.jpgDans son récent « Robin des bois », Ridley Scott revenait sur la fronde des barons anglais qui déboucha sur la signature de la Grande Charte, qui mit un terme à la monarchie absolue. « Le sang des templiers » pourrait être une sorte de suite chronologique, s’intéressant à ce qui se passa après, lorsque le roi Jean tenta de reprendre sa parole et de soumettre les barons. Partant d’un épisode historique réel (le siège par les troupes du roi du château de Rochester) avec lequel il prend un certain nombre de libertés (le château était défendu par une grosse centaine d’hommes et non une quinzaine, les français arrivèrent plusieurs mois après la bataille, le baron ne fut pas exécuté), English nous livre un film d’action médiéval très efficace et sans temps morts (chose rare pour un film de plus de 2h !). Hyper référencé, son film emprunte par ailleurs beaucoup au genre du western (qui ce soit dans le côté sacrificiel de ses personnages façon « Les sept mercenaires » ou dans le fait qu’ils soient assiégés comme dans « Alamo » ou « Rio Bravo »), ce qui contribue pour beaucoup à l’efficacité générale du film, qui, pour une fois, ne joue pas la carte du manichéisme ou de la mauvaise foi historique (les français ne sont pas ici les méchants). Porté qui plus est par un casting au diapason, notamment par le méconnu mais parfait James Purefoy (faux air de Hugh Jackman, aperçu dans « Salomon Kane ») ainsi que le génial Paul Giamatti et la belle Kate Mara (qui remplace Megan Fox, initialement prévue), « Le sang des templiers » est, dans son genre, une vraie réussite !

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/82/71/19760057.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/84/82/71/19760064.jpg

Le DVD : Edité par Metropolitan Filmexport, le film est présenté en VF et en VO (sous-titres français disponibles). Outre les bandes-annonces, il est également accompagné d’un commentaire audio, de photos et de notes de production. Le vrai plus, c’est son making-of (10 minutes) dans lequel le réalisateur et les acteurs présentent les personnages, le tout accompagné d’images du tournage.


« Le sang des templiers » est édité par Metropolitan Filmexport et sera disponible le 4 janvier 2012.


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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 22:16

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/06/94/19849312.jpg« Certains jurent que le monde a perdu sa magie. Comment alors expliquer que le monde entier se réunisse un même jour pour fêter l’espoir d’une nouvelle année ? »


"Happy New Year" célèbre l’amour, l’espoir, le pardon, les secondes chances et les nouveaux départs, à travers les histoires entremêlées de couples et de célibataires, racontées au milieu du rythme effréné et des promesses de la ville de New York pendant la nuit la plus éclatante de l’année.


Les dernières heures de l'année sont parfois les plus riches en émotion...


« Qui vas-tu embrasser à minuit ? »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/06/94/19863769.jpgVieux routier du cinéma hollywoodien, Gary Marshall a fait son trou voici trente ans en signant quelques-unes des comédies romantiques les plus cultes des années 80 et 90. A commencer par « Pretty woman » et sa fausse suite « Just married ». Une vingtaine de films en tout, parmi lesquels « Le kid de la plage », « Frankie et Johnny » ou encore « Princesse malgré elle », qui lui auront permis de s’imposer comme l’un des spécialistes du divertissement et de la romcom. A près de 80 ans, toutefois, le réalisateur semble avoir le plus grand mal à se renouveler. Peinant à renouer avec le succès, celui-ci semble plus que jamais en bout de course même s’il refuse de jeter l’éponge. Alors, à défaut de scénario valable ou de belles histoires à nous raconter, il s’amuse à combler le vide en réunissant à l’écran de gros castings, où se côtoient les acteurs à la mode du moment. Telle était la recette miracle de « Valentine’s day », grand chassé-croisé amoureux durant le jour de la Saint-Valentin dans lequel se croisaient notamment Ashton Kutcher, Julia Roberts, Bradley Cooper, Anne Hathaway ou encore Jessica Alba. Fort de son succès, il décide de remettre le couvert avec « Happy new year ».


« Le nouvel an, c’est une nouvelle chance qui nous ait donné »


http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/06/94/19849327.jpgMême recette, même principe, seul le jour change puisque la Saint-Valentin fait place au 31 décembre. Pour le reste, Marshall nous ressort la même narration à tiroirs, faisant succéder les vignettes et les personnages, laissant le soin aux spectateurs de deviner qui finira avec qui lorsque les douze coups de minuit sonneront. Dans un New York de strass et de paillettes, le réalisateur compile les situations les plus clichées (la rencontre dans l’ascenseur entre deux opposés qui s’attirent, le rendez-vous hasardeux donné par une inconnue l’année précédente, le mourant solitaire qui espère voir la nouvelle année) dont les protagonistes ne sont que de riches nantis et des stars du showbiz (en vrac une vice-présidente d’une géant de l’événementiel, une star de la chanson et sa choriste, un riche héritier…). Carte postale terriblement artificielle et clichée (le discours ad nauseum d’Hilary Swank), « Happy new year » capitalise tout ce qu’il peut sur son casting gonflé à bloc où les stars d’hier (De Niro, Pfeiffer, Elizondo) côtoient les valeurs montantes du cinéma actuel (Hilary Swank, Halle Berry) et celles de la télé (Zac Efron, Katherine Heigl, Sarah Jessica Parker, Ashton Kutcher). Immanquablement, le cabotinage de certains (la private joke sur les chaussures et la robe de Sarah Jessica Parker, le tour de chant spécial midinettes d’un Bon Jovi à la chevelure éclaircie) suffira à séduire ou du moins à satisfaire les spectateurs les moins exigeants. Les autres sortiront gênés de ce spectacle affligeant, qui s’apparente davantage à un énorme spot publicitaire (comme si Nivea, Philips ou Sony ne suffisaient pas, Michael Bloomberg vient faire son auto-promo tandis que Carla Gugino réussit durant le « best-of » du générique final à nous vendre le dvd de l’opus précédent !) qu’à un vrai film de cinéma. Sous la houlette du tâcheron Marshall, Hollywood nous souhaite donc une bonne année. Et nous rappelle que même les vedettes ont des impôts à payer. A votre bon cœur, m’sieurs dames !

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/06/94/19849320.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/06/94/19849324.jpg

Par Platinoch - Publié dans : Comédies romantiques - Communauté : 1 article = 1 film
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