Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 20:29

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/64/21/20079610.jpg« C’est une mission de sauvetage. Vous devez le retrouver. Pas le molester»

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Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux.

Après avoir conclu un pacte secret, ils décident de s’enfuir ensemble.

Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté.

« Je vole des livres juste pour avoir un secret »

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http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/64/21/20051348.jpgVoilà déjà quinze ans que Wes Anderson fait entendre sa petite musique à part au sein de la production cinématographique US, créant de film en film des univers colorés (« A bord du Darjeeling Limited »), décalés (« La vie aquatique »), souvent absurdes et parfois poétiques. Avec toujours le même attrait pour les questions liées à la famille, à la filiation et à l’enfance. Après un détour par le film d’animation (le très réussi « Fantastic Mr. Fox »), il nous revient avec « Moonrise Kingdom », une histoire d’amour adolescente sur fond de camp scout et d’île perdue. Sélectionné en compétition officielle, le film a fait l’ouverture du Festival de Cannes 2012.

« La poésie, ce n’est pas toujours des mots, c’est aussi de la créativité »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/63/68/20081694.JPG« Moonrise Kingdom », c’est un peu l’improbable rencontre entre « La guerre des boutons » et « C’est un beau roman » la chanson de Michel Fugain. On y croise des scouts en culottes courtes, de jeunes adolescents amoureux et fugueurs, une famille à la dérive qui communique par portes voix interposés, ou encore un policier qui habite seul dans une caravane. Le tout bercé par les musiques de Henry Purcell et de Françoise Hardy. Sur le papier, Wes Anderson nous conviait donc à une ballade très sixties sur la carte du tendre. Dans les faits, le film souffre à l’évidence d’un déséquilibre entre une forme soignée à l’extrême au détriment d’une histoire qui tient sur un timbre poste. Prenant (encore une fois) le parti d’un minimalisme prétendument poétique, le cinéaste remplit l’espace d’objets et de costumes « vintages » espérant ainsi (re)créer une ambiance particulière, mais ne parvient jamais à filmer autre chose que l’ennui. En totale roue libre, les comédiens qui composent son prestigieux casting (Bill Murray, Frances McDormand, Bruce Willis, Edward Norton, Harvey Keitel) ne peuvent rien pour sauver ce film qui tourne complètement à vide. Véritable coquille vide, « Moonrise Kingdom » semble révéler les limites d’un réalisateur très largement surcoté, qui ne parvient plus ni à se renouveler ni à faire illusion.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/63/68/20081686.jpg http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/88/64/21/20051349.jpg

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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 21:30

Un grand merci à Cinetrafic et à Zylo qui, dans le cadre de l’opération « un dvd contre une critique », m’ont permis de visionner et de chroniquer le documentaire « Freakonomics ».

Freakonomics_1.jpg« En devinant les incitations, on devine les comportements des gens »

Le bakchich généralisé à l'école permet-il d'avoir de meilleures notes ? Le prénom choisi par vos parents forge-t-il votre destin ? Les lutteurs de sumo sont-ils véritablement au dessus de tous soupçons ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'économie, sans oser le demander, Freakonomics vous le révèle. Adaptation au cinéma du best-seller éponyme écrit par l'économiste hors norme Steven Levitt et le journaliste du New York Time Stephen Dubner, le film offre une approche inédite de l'économie, bousculant au passage les évidences et les idées reçues. Avec humour et originalité, les réalisateurs, dont Morgan Spurlock (Super Size Me) et Seth Gordon (Comment tuer son Boss ?) mettent en scène de manière ludique les lois de l’économie pour expliquer les comportements des individus en société. Mêlant culture populaire, théories sérieuses et vérités statistiques, Freakonomics pose des questions en apparence saugrenues et met en évidence des liens de cause à effet totalement inattendus. Transformant l'économie en un divertissement accessible à tous, Freakonomics révèle la face cachée de toutes choses.

« Si un enjeu est haut, on a une incitation à tricher. Certains n’hésitent pas »

http://www.cinetrafic.fr/images/photos/big/pic_278848121218.jpgCertaines rencontres font des étincelles. Stephen Debner, journaliste au New York Times, devait réaliser une seule interview de l’économiste Steven Levitt. Finalement, de leur complicité naîtra en 2005 « Freakonomics », un ouvrage de vulgarisation pour répondre aux grandes questions socio-économiques. Traduit en 35 langues et vendu à plus de quatre millions d’exemplaires à travers le monde, celui-ci deviendra un formidable best-seller. Au point d’être (en partie) adapté en film. A cette occasion, il a été décidé de confier chacun des quatre segments qui composent le film à des réalisateurs de documentaire réputés pour leur approche « anticonformiste » tels Morgan Spurlock (« Super size me »), Seth Gordon (qui réalisa « The King of kong » avant « Comment tuer son boss ? ») ou encore Rachel Grady et Heidi Ewing (« Jesus camp »).

« On rate 100% des opportunités qu’on ne saisit pas »

http://www.cinetrafic.fr/images/photos/big/pic_490548121253.jpg« Freakonomics », ça aurait pu être un peu « La socio-économie pour les nuls ». Ou comment briser les idées reçues en la matière de façon ludique et compréhensible par tous. A ce titre, le film, emprunt de légèreté et de références à la culture populaire, est plutôt sympathique et amusant. Reste qu’il demeure grandement inégal. Ainsi, si le long exposé sur la triche généralisée dans le monde du sumo ou la réflexion sur la baisse de la criminalité liée à la légalisation de l’avortement se font passionnants, les segments consacrés à l’influence du choix du prénom sur le destin d’un enfant et à la motivation par l’argent au lycée sont beaucoup moins probants. Reste que d’une manière générale, les démonstrations des auteurs aboutissent à des constats un peu trop évidents (les hommes sont cupides, sont prêts à tricher pour gagner plus, l’argent dirige le monde). Et qu’on a parfois l’impression qu’ils se contentent d’enfoncer des portes ouvertes. Surtout, on se dit que de nombreuses questions auraient mérité d’être traitées et que le format du film – trop court – demeure un peu frustrant. Sans doute une chronique télévisée régulière aurait été plus adaptée à ce genre d’exercice. Toutefois, en dépit de ses imperfections, « Freakonomics » demeure un documentaire très intéressant et tout à fait recommandable.

Le DVD : Distribué par Zylo, « Freakonomics » est disponible uniquement en VOST. Le DVD est disponible dans les bacs depuis le 15 mai 2012.

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 18:37

Un grand merci à Cinetrafic et à Metropolitan Filmexport qui m’ont permis, dans le cadre de la 7e édition de l’opération « Un DVD contre une critique », de découvrir « Sans compromis » d’Aaron Harvey.

76017223 p« Ça fait sept ans que je travaille avec toi. Que je prends soin de toi. Pour autant, je ne t’ai jamais fait confiance ! »

Mel règne sur le trafic de stupéfiant et son business est très lucratif depuis qu’il a recruté Tess, Dawn et Kara.

Mais depuis peu, des concurrents tentent d’utiliser sa filière pour faire circuler leurs propres marchandises.

Tess et ses amies sont alors chargées d’intercepter les chargements non autorisés alors qu’un mystérieux tueur psychotique élimine implacablement tout le monde sur son passage... 

« Le meilleur conseil que Maman m’ait donnée ? Assure-toi qu’il a bien mis une capote ! »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/55/73/19865328.jpgAprès un premier essai raté du côté du film d’horreur (« The evil woods » en 2007, inédit chez nous), le réalisateur Aaron Harvey nous revient avec son deuxième film, « Sans compromis ». Petit polar de série B sans prétention, le film sort chez nous directement en DVD. Et ce malgré un gros casting, dans lequel on retrouve entre autres Bruce Willis, Forrest Whitacker (Oscar du meilleur acteur pour « Le dernier roi d’Ecosse »), Brad Dourif (nommé à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « Vol au-dessus d’un nid de coucou ») ou encore Malin Ackerman.

« Tu ne trouves pas ça étrange qu’il nous refile ce boulot alors qu’on a merdé le précédent ? »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/55/73/19865332.jpgJeune trentenaire, Aaron Harvey est de cette génération de cinéastes qui a été bercée par les délires de Quentin Tarantino et de son pote Robert Rodriguez, les deux sales gosses du cinéma américain qui ont remis au goût des années 90/2000 le cinéma dit d’exploitation. Pas étonnant donc de le voir s’essayer au thriller de série B. L’occasion pour lui d’étaler ses références « Tarantinesques » : récit tordu, répétitions des flashbacks, abondance de dialogues le plus souvent décalées (voir les discussions entre les trois filles, ou celle où Bruce Willis disserte sur les noix de pécan) et ambiance se voulant « rock’n’roll ». Malheureusement, si ses intentions sont bonnes, Harvey ne maitrise pas totalement son sujet. A l’image de son intrigue, trop tordue pour si peu (sans spoiler, le switch est totalement prévisible), qui sacrifie de surcroit inutilement certains personnages secondaires (comme le shérif interprété par Brad Dourif, qui apparait trente secondes au milieu du film et autant après le générique, mais qui ne sert strictement à rien). Mais surtout, « Sans compromis » souffre un peu de la comparaison avec les nombreux films récents jouant un peu dans le même registre, tels « Mi$e à prix » (Joe Carnahan), « Slevin » (McGuigan) ou encore « Shoot’em up » (Davis), qui claquaient tout de même beaucoup plus. Bilan mitigé donc pour ce « Sans compromis », qui se laisse tout de même regarder sans déplaisir.

  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/55/73/19865335.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/55/73/19865331.jpg

Le DVD : Distribué par Metropolitan FilmExport, le film est disponible en VO(ST) ou en VF. Unique bonus du DVD, la version commentée du film par le réalisateur. « Sans compromis » est dans les bacs depuis le 24 avril 2012.

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Par Platinoch - Publié dans : Films noirs/Policiers/Thrillers - Communauté : 1 article = 1 film
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 16:11

Un grand merci à Cinetrafic et à BAC Films qui, dans le cadre de la 7e opération « Un dvd pour une critique », m’ont permis de découvrir et de chroniquer « The devil’s double » de Lee Tamahori.

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/89/79/19746587.jpg« Tu lui appartiens. Décides-toi vite. Sinon, une voiture viendra chez toi et emmènera ta famille à Abou Ghraib. Si Dieu le veux, ils mourront vite »

Bagdad, 1987. Le pays est en proie à la trahison et à la corruption, ce qui fait les beaux jours du Prince Noir Oudaï Hussein, fils aîné de Saddam. Personnage sans foi ni loi, il ne pense qu'à son plaisir immédiat et n'hésite pas à s'emparer des biens d'autrui et à coucher avec n'importe quelle femme qui lui plaît - même lorsqu'elle est mariée. Personne n'a jamais osé lui tenir tête… Lorsque Latif Yahia, lieutenant d'Oudaï, est convoqué au palais de Saddam, il se voit contraint d'obéir à un ordre délirant : devenir la doublure d'Oudaï - son "fiday" - sous peine de voir exécuter toute sa famille. N'ayant pas le choix, Latif commence sa nouvelle vie, en "jouant" le rôle d'Oudaï Hussein, un des hommes les plus puissants et les plus haïs du pays. Il apprend à lui ressembler, imitant sa manière de marcher et de s'exprimer. Il découvre aussi la démesure de l'univers d'Oudaï - ses femmes faciles, ses voitures de course, et l'argent qui coule à flot. Mais il lui faut surtout savoir à qui il peut accorder sa confiance, dans un monde où la moindre erreur de jugement peut s'avérer fatale. Il comprendra bientôt qu'il ne peut compter que sur Sarrab, concubine d'Oudaï, pour l'aider à sortir de ce cauchemar…

« Travaillez avec zèle et vous ferez partie de la famille »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/89/79/19642701.jpgD’abord perchman puis premier assistant réalisateur (notamment de Oshima sur « Furyo »), le néo-zélandais Lee Tamahori passe à la réalisation pour la première fois en 1995 et signe le très remarqué « L’âme des guerriers ». Un succès qui lui ouvrira les portes d’Hollywood où il se spécialisera dans le film d’action, tels « Les hommes de l’ombre » (1996), « Meurs un autre jour » (2002), « xXx2 » (2005) ou encore « Next » (2007). Après quatre ans d’absence, il revient aux commandes de « The devil’s double », une production belgo-néerlando-canadienne, adaptation du roman de Latif Yahia Al-Salihi, qui fut le sosie « officiel » de Oudaï Hussein. Sorti directement en DVD chez nous, le film a néanmoins bénéficié d’une sortie en salle aux Etats-Unis après avoir été présenté au Festival de Sundance.

« Je n’ai pas choisi cette vie. C’est lui qui m’a choisi comme il t’a choisie toi »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/89/79/19642702.jpgDans la famille Hussein, on connaissait surtout Saddam, le tyran mégalomane et sanguinaire, qui dirigea l’Irak de sa main de fer de 1979 jusqu’à sa chute, provoquée par la seconde guerre du Golfe, en 2003. On connaissait moins Oudaï, son fils ainé et successeur désigné. Inspiré du roman en partie autobiographique de Latif Yahia, qui fut son sosie et sa doublure, « The devil’s double » nous plonge dans les arcanes du système baasiste irakien et plus précisément dans les pas de Oudaï. On y découvre un quotidien fait de fastes, de luxe (voitures de sport, costumes de marques, montres…), de sexe, de drogue et d’excès en tout genre. Alors même que pendant ce temps, le peuple irakien enterre ses morts de deux guerres successives et souffre de privations. Mais surtout, loin de l’image médiatique qu’il voulait (se) donner, on découvre en Ousaï un véritable psychopathe pervers et cynique, adepte des viols, de la torture et des meurtres. En bon adepte d’un cinéma spectaculaire, Lee Tamahori s’emploie à filmer quelques morceaux de bravoure (l’enlèvement d’adolescentes, le meurtre particulièrement sauvage d’un ami de son père) qui donnent à son récit des allures de films de gangsters. A ce titre, la descente aux enfers du héros (et son aliénation), doublure du diable malgré lui, n’en est que plus sombre et oppressante. Assez violent, on comprend qu’un tel film ait pu effrayer les distributeurs. Toutefois, « The devil’s double » est un film fort et intense (à l’image de la prestation bluffante de Dominic Cooper) qui mérite d’être découvert. Une bonne surprise !

 http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/89/79/19642700.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/82/89/79/19642704.jpg

Le DVD : Disponible en VO(ST) et en VF, le film est accompagné de « Nous les irakiens » (53 minutes), un documentaire passionnant d’Abbas Fahdel, qui filme le quotidien d’une famille irakienne avant et pendant la seconde guerre du Golfe. D’autres modules plus techniques – « Les coulisses du tournage », « Dominic Cooper dans la peau de Udaï et de Latif », « Focus sur les décors », « L’importance des costumes et du maquillage » - complètent cette édition définitivement riche en suppléments.

« The devil’s double » est distribué par BAC Films. Il est disponible dans les bacs depuis le 2 mai 2012.

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Par Platinoch - Publié dans : Films noirs/Policiers/Thrillers - Communauté : 1 article = 1 film
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 22:01

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/68/24/20034402.jpg« Vous avez de la chance d’être encore des enfants, profitez-en ! »

La cloche sonne et c’est la libération pour l’élève Ducobu : enfin les vacances, loin de Latouche et de ses dictées diaboliques !!! BD, Club Mickey, glaces à gogo... Ducobu a à peine le temps de se réjouir que son père lui annonce un tout autre programme : ils partent avec la famille Gratin. Avec Léonie et sa mère, c’est plutôt réveil aux aurores, musées et révisions. Et pour couronner le tout... Ducobu tombe sur Latouche et Mademoiselle Rateau venus eux aussi en vacances au camping. Le Cauchemar !!! Heureusement le hasard met sur son chemin une carte mystérieuse. Grâce à son ingéniosité, Ducobu en décode l’énigme et se lance à la recherche d’un trésor de pirates perdu. Le roi de la triche devient le roi de l’aventure et les vraies vacances peuvent commencer !

« Vous trichez même en vacances ? Décidément, vous êtes indécrottable ! »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/68/24/20017457.jpgScénariste de comédies ès nanars (« La beuze », « Neuilly sa mère ! »), Philippe de Chauveron était passé à la réalisation en 1999 avec « Les parasites », qui ne laissa pas un grand souvenir. Pas plus que son deuxième film, « L’amour aux trousses » (2005), pourtant porté par Jean Dujardin et Pascal Elbé. Finalement, c’est avec « L’élève Ducobu » (2011), adaptation de la BD à succès de Zidrou et Godi, qu’il connaitra le succès. Flairant très tôt le bon filon, il commençât à écrire cette suite pendant le tournage même du premier opus. A noter qu’à la différence du premier film, celui-ci bénéficie d’une histoire originale, se s’appuyant sur aucun album de la saga dessinée.

« Amusez-vous maintenant ! »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/68/24/20017445.jpgOn avait déjà eu droit aux adaptations cinématographiques des aventures de « Titeuf » et du « Petit Nicolas ». Revoilà donc le gros Ducobu, dont les cancreries « sophistiquées », clairement destinées au (très) jeune public, nous avaient laissé un souvenir plutôt pénible. Ce deuxième opus ne semblait donc pas franchement nécessaire et n’annonçait rien qui vaille. Pourtant, force est de constater que De Chauveron s’est efforcé d’améliorer un peu son sujet en n’alignant plus les gags comme de vulgaires vignettes de BD mais en essayant de les lier par un semblant d’histoire. Forcément, le récit y gagne en fluidité. Même si le réalisateur fait un peu dans la répétition (le premier film voyait Ducobu triompher des loups dans les bois, cette fois il triomphe d’un « Pource » dans la garrigue). Pour autant, le niveau de ce « Ducobu » à la plage reste tout de même assez faible, entre les stratagèmes pas drôles du héros pour gagner le concours du club pour enfants (on n’échappe ni à la course en sac ni au concours de pâtés de sable) et une chasse au trésor un peu ringarde. D’autant plus qu’à l’instar du premier film, le gamin qui hérite du rôle titre n’est jamais franchement convaincant. Finalement, comme dans le premier opus, les rares moments qui parviennent à nous décrocher un sourire sont à mettre au crédit du tandem Elie Semoun/Joséphine de Meaux, accompagnés ici par Bruno Salomone. Ça ne vole pas haut quand même.

  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/68/24/20017458.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/68/24/20017453.jpg

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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 18:00

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20034907.jpg« Vu de l’Empire State Building, Paris c’est flou ! »

Marion est désormais installée à New York, où elle vit avec Mingus, un journaliste de radio, leurs deux enfants qu’ils ont eus de relations antérieures et un chat. Le couple est très amoureux ! Marion est toujours photographe et prépare son exposition. Son père, sa sœur et son petit copain (qui est en fait l’ex de Marion et qui n’était pas prévu du tout) débarquent à New York pour le vernissage. Le choc des cultures mais surtout les personnalités débridées des trois arrivants vont provoquer un véritable feu d’artifice entre Mingus, un vrai « newyorker », Marion disjonctée sur les bords, son père qui ne parle pas un mot d’anglais, sa sœur toujours en phase avec ses problèmes freudiens, et son petit ami… no comment ! Vous pouvez deviner la suite, ou pas…

« Avant, quand je pensais aux Français, je pensais à Godard, Renoir, aux surréalistes. Maintenant, je pense à d’étranges pratiques sexuelles avec une brosse à dents »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20024382.jpgDécidément, Julie Delpy aime les films qui marchent par deux. A l’image de l’excellent diptyque « Before sunrise »/« Before sunset ». Six mois seulement après la sortie du « Skylab », elle nous revient avec « 2 days in New York », suite informelle de « 2 days in Paris » sorti sur nos écrans en 2007. Souvenez-vous : elle débarquait alors à Paris pour présenter son boyfriend à sa famille et lui faire découvrir notre belle capitale. Malheureusement, le choc des cultures était (forcément) au rendez-vous et l’encombrante famille Delpy (des parents grivois et envahissants, une sœur nympho, un ex embarrassant) créait des tensions dans le couple. Au tour cette fois de la famille Delpy de venir rendre visite à Marion et de découvrir la grosse pomme. Reste que cinq ans plus tard, pas mal de choses ont changé : l’héroïne est devenue mère, a perdu la sienne et a changé de boyfriend, vivant désormais avec Mingus, un animateur de radio black. Vous suivez toujours ?

« Tu abandonnerais les enfants à ton père juste pour tirer un coup ? »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20024389.jpgQui dit nouveau compagnon, dit nouvelles présentations. Et c’est là que le bât blesse : Julie Delpy reproduit peu ou prou les mêmes quiproquos et les mêmes malaises que dans son volet parisien en abusant encore une fois (et plus que de raison) des clichés sur les français. Papy Delpy, saucissons et camemberts scotchés sur le corps, est toujours aussi grivois (il pète et parle de cul et de branlette à tout va). Frangine Delpy est toujours la nympho de service (elle se balade à poil et chauffe Mingus à peine arrivée, avant de faire bruyamment l’amour dans la salle de bain). Quant à l’ex Delpy, il est toujours aussi vulgaire (dans l’ascenseur) et sans-gêne. Si la caricature trouvera probablement un écho favorable auprès du public américain, celle-ci, bien lourdingue, peinera davantage à faire rire le public français. Pourtant, tout n’est pas à jeter dans le film de Julie Delpy. A l’image de son introduction avec le spectacle de marionnettes, pleine de malice. Mais c’est quand la réalisatrice dévoile ses doutes et ses interrogations (sur la vie, la mort, la maternité, l’art, le temps qui passe…) dans une scène très faustienne (excellent Vincent Gallo) que le film trouve ses moments les plus intéressants. A noter aussi la belle performance de Chris Rock, qui apporte un peu de calme au milieu d’un film trop souvent hystérique. Loin de l’univers de son pote Adam Sandler, il prouve qu’il est capable de bonnes choses. Finalement, Paris et New York sont un peu les deux facettes de la réalisatrice. Et bien que le premier opus ne nous ait pas emballés outre mesure, on comprend son désir de faire cette suite. Qui demeure tout de même très inégale (en dépit de quelques bonnes choses). Et pas forcément nécessaire.

  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20024383.jpg   http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/77/69/94/20024379.jpg

 

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 15:10

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/19/61/20050064.jpg« Il est important de savoir quand on est battu »

Lorsque son père, le Roi, meurt, Blanche Neige est en danger. Sa belle-mère, cruelle et avide de pouvoir, l’évince pour s’emparer du trône. Quand la jeune femme attire malgré tout l’attention d’un Prince aussi puissant que séduisant, l’horrible marâtre ne lui laisse aucune chance et la bannit. Blanche Neige se réfugie alors dans la forêt…

Recueillie par une bande de nains hors-la-loi au grand cœur, Blanche Neige va trouver la force de sauver son royaume des griffes de la méchante Reine. Avec l’aide de ses nouveaux amis, elle est décidée à passer à l’action pour reconquérir sa place et le cœur du Prince…

« Epouse-le sans plus attendre car bientôt arrivera le jour où tu me demanderas qui est la plus belle. Et crois-moi tu n’aimeras pas la réponse »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/19/61/19827458.jpgIl était une fois l’un des contes les plus célèbres du monde. Et pour cause, « Blanche Neige », publié en 1812, eut le suprême honneur de devenir le premier film d’animation de l’Histoire. Et par là même le premier grand classique des studios Disney. Vu depuis sa sortie en 1937 par plusieurs générations d’enfants, le pari de retoucher à ce grand classique était forcément des plus risqués. C’était sans compter sur le réalisateur Tarsem Singh (« Les immortels ») et son goût du contre pied. Bien décidé à revisiter l’œuvre à sa manière, il nous propose ici une surprenante relecture du conte des frères Grimm pour le coup très « second degré », un peu dans l’esprit de « Shrek » ou de « La véritable histoire du petit chaperon rouge ». Exit donc la frêle et naïve princesse, le prince chantant, les animaux qui font le ménage ou encore la pomme empoisonnée. Tarsem Singh leur préfère un univers plus décalé, dans lequel la princesse est une combattante, le prince un peu à côté de la plaque et les nains totalement débonnaires (voire même un peu obsédés !). Le tout étant saupoudré d’un véritable fond féministe (ici, ce sont les femmes qui prennent le dessus sur les hommes et qui rompent les maléfices en donnant un baiser). Et de belles trouvailles visuelles (la très belle introduction en animation, le combat contre les pantins). Mais la réussite du film ne serait probablement pas celle-là sans le délicieux numéro de Julia Roberts, qui compose (visiblement avec beaucoup de plaisir) une reine à la fois cruelle, cynique et égocentrique. Cabotinant avec beaucoup d’autodérision (excellente scène du soin pour le corps !), elle est beaucoup dans la réussite de cette étonnante comédie. Qui s’impose contre toute attente comme l’une des bonnes surprises de ce printemps. En attendant la version « sérieuse » signée Rupert Sanders (avec Kristen Stewart et Charlize Theron), qui sortira dans un mois.

  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/19/61/20044998.jpg  http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/19/61/20044999.jpg

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 17:35

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/74/29/79/20066543.jpg« J’appelle qui pour t’apprendre l’humilité ? »

Océan Pacifique… Au large d’Hawaï, l’US Navy déploie toute sa puissance. Mais bientôt, une forme étrange et menaçante émerge à la surface des eaux, suivie par des dizaines d’autres dotées d’une puissance de destruction inimaginable.

Qui sont-ils ? Que faisaient-ils, cachés depuis si longtemps au fond de l’océan ? A bord de l’USS John Paul Jones, le jeune officier Hopper, l’Amiral Shane, le sous-officier Raikes vont découvrir que l’océan n’est pas toujours aussi pacifique qu’il y paraît. La bataille pour sauver notre planète débute en mer…

« Nous ne sommes pas seuls. Un jour on finira par tomber sur eux. A moins que ce soit eux qui ne tombent sur nous »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/86/91/11/19868564.jpgCertains films sont inspirés par des romans. D’autres par l’actualité. D’autres encore par des faits divers. Certains mêmes sont inspirés par d’autres films. Désormais, même des jouets pourront servir de source d’inspiration. Signe qu’Hollywood n’a plus grand-chose à raconter pour se renouveler, le procédé s’est multiplié ces dernières années. Après « Transformers » et « G.I. Joe », place donc à « Battleship », nouvelle production Hasbro qui s’inspire d’un jeu de toucher-couler. Aux commandes duquel on retrouve Peter Berg, ersatz de Michael Bay à qui l’on doit les explosifs mais décevants « Bienvenue dans la jungle », « Le royaume » ou encore « Hancock ».   

« J’ai un mauvais pressentiment. Du genre on a besoin d’une autre planète ! »

http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/74/29/79/19955939.jpgDécidément, l’Amérique n’a pas de bol. A chaque fois que les aliens débarquent, c’est pour leur pomme ! Et en plus, la plupart du temps, ils sont belliqueux et veulent nous détruire ! Heureusement, grâce à leur armée moderne suréquipée et au courage de leurs soldats, ils s’en sortent toujours. Voilà en gros pour la trame de ce gros navet boursoufflé à la gloire de l’Amérique, qui pompe allègrement ses références dans les blockbusters crétins comme « Independance day », « Transformers » ou encore « World Invasion ». A ceci près qu’il n’apporte rien de nouveau : les aliens sont toujours des humanoïdes (deux bras, deux jambes, deux yeux, un nez et une bouche), toujours en avance technologique sur nous, Brooklyn Decker remplace Megan Fox, et l’armée US ne doit une nouvelle fois son salut qu’à la rédemption d’une tête brulée, accompagnée par son équipe « United colors of Benetton » caricaturale à souhait (le black amputé mais ultra courageux, l’asiatique super ingénieux – limite fourbe). Ainsi qu’à un vieux cuirassé de la seconde guerre mondiale manœuvré par des vétérans (sic). Marine un jour, Marine toujours. 130 longues minutes d’explosions et de second degré lourdingue (« mais j’ai sauvé le monde et vous me refusez la main de votre fille ? ») plus tard, l’Amérique a une nouvelle fois sauvé le monde, se gargarisant de ses nouveaux héros (en vrac, le héros musclé de « John Carter », Rihana, ou encore un vrai mutilé de la guerre d’Irak). Dieu les bénisse. Et nous avec, d’avoir supporté ce bon gros navet, aussi gavant qu’un burritos poulet, jusqu’à la dernière minute.

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