Lundi 24 décembre
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17:34
« Il est heureux dans la pluie et le vent. Il vit intensément !
»
Le grand-père nous accueille dans sa grotte bleue, pour de nouvelles confidences. Il restait encore de beaux souvenirs de l’enfance de Kirikou à évoquer
: les moments où il a aidé les hommes et les femmes de son village et d’ailleurs… Il nous raconte alors comment Kirikou, grâce à sa bravoure et son intelligence, est venu au secours de la femme
forte, dont le toit de la case avait été détruit par Karaba. Il nous apprend par quelle astuce le petit héros a retrouvé le vieux grincheux, qui s’était égaré dans la savane, puis comment une
griotte menacée par la sorcière a finalement pu transmettre son savoir aux habitants du village. On découvre aussi le secret d’un mystérieux monstre bleu, et enfin, grâce à une flûte liée à la
famille de notre héros petit et vaillant, le pouvoir magique de la musique.
« Aucun enfant ne doit venir avec nous. Vous êtes notre trésor et notre richesse à tous »
Kirikou, le gamin petit par la taille mais grand par son courage et sa
générosité, était à l’origine un conte populaire africain. Jusqu’à ce Michel Ocelot en signe l’adaptation sur grand écran avec « Kirikou et la sorcière » en 1999. Un film qui vaudra à
son auteur, de par l’intelligence de son scénario et sa beauté formelle, une large reconnaissance critique et publique. De quoi permettre à Kirikou de voir ses aventures prolongées lors d’un
deuxième long-métrage, en l’occurrence « Kirikou et les bêtes sauvages » en 2005. Après quoi, Michel Ocelot partit pour d’autres pérégrinations, toujours dans l’univers du conte, mais
loin de l’Afrique. Mais l’extrême naïveté de « Azur et Asmar » et le ratage complet des « Contes de la nuit » ne permirent pas au réalisateur de confirmer. Moralité, Michel
Ocelot revient à ses premières amoures. Près de treize ans après ses premières aventures cinématographiques, Kirikou nous revient dans un troisième (et dernier ?) volet (et pour la première fois
en 3D) : « Kirikou et les hommes et les femmes ».
« On n’a pas besoin de contes, c’est pour les enfants ! »
Tout d’abord, soyons honnêtes, cela faisait vraiment plaisir de retrouver notre
petit héros après sept années d’absence. Et s’il n’a (toujours) pas grandi, force est de constater qu’il est toujours aussi brave et intrépide. Comme son prédécesseur, ce troisième volet des
aventures de Kirikou se divise en cinq histoires distinctes, toujours racontées par le grand-père de Kirikou. Toutefois, même constat que pour son prédécesseur, ce troisième opus souffre d’un
manque criant d’homogénéité entre ses segments. Ainsi, si les trois premières historiettes (La voisine sans toit, la fugue du « vieux » et l’enfant touareg) sont plutôt sympas, le film perd en
légèreté, en rythme et en intérêt lors des deux derniers segments (la griotte et la flûte), plus volontiers « matures » et philosophiques. Inégal, le film peine donc à retenir notre attention sur
la fin. Dommage, car la beauté formelle de l’ensemble est toujours là et le film se termine en plus sur une note d’espoir (en l’occurrence une trêve avec la sorcière Karaba). Ou comment conclure
la saga en beauté. En attendant un quatrième épisode ?
Par Platinoch
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Publié dans : Films d'animation/Dessins animés
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Mardi 18 décembre
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22:13
Un grand merci à Cinetrafic et à Metropolitan Filmexport pour m’avoir
permis de voir et de chroniquer le blu-ray de « L’effet papillon » d’Eric Bress et de J. Mackye Gruber.
« Si j’étais aussi merveilleuse que tu le disais, pourquoi n’es-tu jamais venu
me chercher ? »
Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On
appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans
le passé et sauver la seule jeune fille qu’il n’ait jamais aimée. Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose,
il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...
« Si je peux faire des cicatrices sans raison, ai-je le pouvoir de les guérir ? »
Co-scénaristes de « Destination finale 2 » (2003), Eric Bress et J.
Mackye Gruber se lancent en 2004 dans l’écriture et la réalisation de leur premier long métrage, « L’effet papillon ». Fort de son gros succès commercial, deux épisodes supplémentaires
sortiront en 2006 et en 2009 en direct-to-dvd. Quant aux deux réalisateurs, s’ils n’ont pas refait à ce jour de film pour le grand écran, ils ont depuis crée leur série de science-fiction, «
Kyle XY ». A noter que pas moins de quatre fins différentes ont été tournées pour « L’effet papillon ». La version voulue par les réalisateurs étant jugée trop nihiliste et trop
sombre, les producteurs ont imposé une fin plus édulcorée pour la version sortie en salles.
« Tu ne peux pas jouer à Dieu. On ne peut pas changer les gens sans détruire ceux qu’ils étaient avant »
Un simplement battement d’ailes de papillon peut à lui seul déclencher un
cataclysme à l’autre bout du monde. C’est ce qu’on appelle l’effet papillon. Ou plus généralement la théorie du chaos. Doté de pouvoirs lui permettant de voyager dans son passé, le jeune Evan va
en faire l’amère expérience. En voulant sauver la vie de la jolie Kayley, son amour de jeunesse, victime d’une enfance chaotique, Evan va s’apercevoir que chacun des changements qu’il opère dans
son passé a des répercussions graves sur son futur et sur celui de ceux qu’il cherche à protéger. Mélange de la série « Code Quantum » et de « The fountain », « L’effet
papillon » fonctionne sur la base d’un récit labyrinthique à la narration éclatée reposant sur plusieurs dimensions de réalités et de lecture. Jouant un peu sur les mêmes effets narratifs
que des films comme « Brazil » ou « Eternal sunshine of the spotless mind », « L’effet papillon » met en scène une jolie romance échevelée. Toutefois, le film souffre
un peu d’un scénario qui abuse des rebondissements outranciers (il cumule tous les écueils du genre : adulte pédophile, meurtres violents, tortures sur animal, suicide, prostitution,
tétraplégie…). A l’évidence, un peu plus de retenu dans le récit aurait donné plus de force et de chair à la romance. Reste qu’avec sa réalisation très fluide et des acteurs plutôt bons (comme
quoi Ashton Kutsher est capable d’être bon quand il bénéficie d’un bon scénario !), « L’effet papillon » est un thriller SF tout à fait recommandable et plaisant.
Le blu-ray : Distribué par Metropolitan Filmexport, le film est disponible en VF et en VO. L’édition
blu-ray est particulièrement riche puisque de nombreux bonus accompagnent le film. Tout d’abord, le film est disponible dans sa version cinéma mais aussi dans sa version director’s cut (avec la
fameuse fin plus sombre). Et croyez-moi, ça change toute la perspective du film ! Outre la bande-annonce et les traditionnels commentaires des réalisateurs, le blu-ray comprend également neuf
scènes coupées ainsi que plusieurs modules complémentaires (« La théorie du chaos », « le voyage dans le temps », « infos et anecdote ») et les story-boards du film. Le blu-ray comme le dvd de «
L’effet papillon » sont disponibles dans les bacs depuis le 2 novembre 2012.
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film, meilleurs films ou film 2013.
Par Platinoch
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Publié dans : Science-Fiction/Heroïc Fantasy
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1
Dimanche 11 novembre
7
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22:42
« Je savourais la mort »
Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est
obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la
sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir
agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…
« Vous jouez depuis longtemps, vous connaissez les règles ! »
Cette fois ça y est, James Bond a cinquante ans ! Du moins, cela fait cinquante
ans que ses aventures ont été portées pour la première fois sur grand écran. Même s’il semble ne pas avoir pris une ride, l’agent le plus connu des services secrets de Sa Majesté se devait de
marquer le coup et d’effacer le camouflet qu’était « Quantum of solace », le précédent film de la saga, qui avait notamment pâti de la longue grève des scénaristes hollywoodiens (la
petite histoire veut que le film ait été en grande partie écrit durant le tournage même, pour ne pas dire improvisé !). Exit donc Marc Forster, les manettes du film étant cette fois confiées au
réalisateur Sam Mendes. Connu pour ses drames intimistes (les très bons « American beauty » et « Jarhead », les ratés « Les noces rebelles », « Away we go »),
le réalisateur s’offre ici sa première incursion dans le cinéma d’entertainment.
« Connaissez-vous la peur ? »
Troisième réalisateur (en trois films !) à mettre en scène le Bond version Daniel
Craig, Sam Mendes s’emploie ici à recentrer l’intrigue non plus sur des enjeux diplomatiques internationaux mais sur l’histoire et la personnalité mêmes de Bond. De sa chute jusqu’à sa
résurrection. Si le scénario souffre de quelques flottements (quel intérêt de rechercher le fichier contenant la liste des espions occidentaux infiltrés dans les mouvements terroristes de part le
monde ?) et de quelques confusions, le film s’appuie sur quelques bonnes idées (pour la première fois Bond connait le doute ; approche introspective du héros) et prend son envol dès lors
qu’apparait l’impressionnant Javier Bardem, qui campe un méchant d’anthologie (qui rejoint direct au panthéon des méchants de James Bond le Dr. No, Goldfinger ou encore Francisco Sarramanga).
Surtout, tout en apportant une forme de classicisme formel à son film, Mendes nous offre des scènes d’action tout à fait haletantes (très belle course poursuite sur le toit du bazar d’Istambul)
jusqu’à un final jouissif totalement pompé sur Peckinpah (version « Les chiens de paille »). On pourra toujours reprocher au film sa longueur excessive (et injustifiée), son intrigue
souvent confuse, ou encore le jeu trop musculeux et crispé de Daniel Craig. Il n’en est pas moins vrai que « Skyfall » remplit largement son contrat, à savoir assurer un divertissement
de haut vol, avec des scènes d’action efficaces, de l’exotisme et sa touche de glamour. Sans être le meilleur Bond de la saga, « Skyfall » assure quand même grave !
Par Platinoch
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Publié dans : Films d'action
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4
Jeudi 13 septembre
4
13
/09
/Sep
21:25
« On vient d’inventer la machine à remonter le temps ! »
Vincent et Antoine, deux fans des années 80,
dirigent une petite société de spectacle qui fait tourner des sosies dans toute la France. Entre déboires sentimentaux et caprices de leurs pseudo vedettes, l’affaire finit par péricliter. A la
veille du dépôt de bilan, ils retrouvent un carton de vieux 45 tours : Jeanne Mas, Jean-Luc Lahaye, Lio, Desireless, Peter & Sloane, François Feldman, Début de soirée, Images, Cookie
Dingler, Sabrina, Gilbert Montagné... tous les tubes des années 80 ! Immédiatement, l’étincelle jaillit : pourquoi ne pas faire remonter sur scène les vraies Stars des années 80 ? Les deux
producteurs partent alors en quête de ces vedettes oubliées, et montent une tournée de concerts qui débutera dans la galère avant de cartonner en province et triompher… au Stade de France
!
« Si on nous avait dit qu’on finirait au
Zénith ! »
Dans la série films concepts, on avait déjà vu des stars has-been
s’offrir une cure de réhabilitation (« JCVD » ou le très mauvais « Jean-Philippe »). On avait également vu des comédies musicales hommages, davantage
propices à des séances géantes de karaoké qu’à être de véritables films artistiques (« Mamma mia ! »). Il ne nous manquait plus que le film consacré à la
tournée RFM des chanteurs des années 80. Frederic Forestier et Thomas Langmann (qui avaient déjà co-réalisé « Astérix aux jeux olympiques ») se lancent donc à l’assaut
d’un projet totalement improbable. Ou comment nous conter la genèse de cette tournée dont personne ne voulait mais qui cartonne depuis plusieurs années maintenant dans les Zénith de France et
de Navarre. Porté par deux rescapés des années 80 (Richard Anconina – qui jouait les musiciens dans « Paroles et musique » de Chouraki – et Patrick Timsit – qui lui aussi
tenta sa chance avec « Elle a des manies ma nana »), le film joue donc la carte de la nostalgie en partant à la (re)découverte des standards de l’âge d’or de la boite à
rythme. Avec du bon (« Femme libérée », « Confidences pour confidences ») et du moins bon (tout le reste ou presque). Reste que même en étant bon public et
bercé de culture populaire, qui a envie de voir un film dont les stars s’appellent Peter et Sloane (pas les plus mauvais au demeurant, loin de là !), Gilbert Montagné ou Début de
soirée ? Pour ne rien arranger, le film ne fait illusion que le temps de sa scène d’introduction carcérale. Après, il tourne en roue libre, sans véritablement d’histoire ni de scénario,
servant juste de prétexte pour faire un grand medley des hits des 80’s. Les scènes de car et d’euphorie collective s’enchainent sur le même mode que le récent « Radiostars »,
avec en prime la même vacuité. Certes, on sourit occasionnellement (mythique Jean-Luc Lahaye qui interpelle une (jeune) fan prête à entrer dans sa loge d’un grandiose « T’as quel
âge ? Non je déconne ! »). Mais le cabotinage de ces vieilles gloires (pauvre Cookie Dingler !), visiblement pas très à l’aise devant la caméra, n’est jamais vraiment
amusant. Loin de faire swinguer la salle, « Stars 80 » demeure avant tout une publicité géante pour un spectacle de province. Confidence pour confidence, pas sûr que ça
vaille le détour.
Par Platinoch
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Publié dans : Films musicaux
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Dimanche 9 septembre
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09
/09
/Sep
22:56
A l'occasion de sa sortie dans les bacs, le Cinéma de Platinoch a pu tester le Blu Ray de Sur la piste du Marsupilami d'Alain Chabat.
« Vous êtes en train de négocier avec une loutre, on est d’accord ? »
.
Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se
doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes…
Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en
surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!
.
« Qui ne saute pas n’est pas
Paya ! »
.
Sans savoir encore que le destin l’orienterait vers la comédie,
la télévision, et, plus tard, le cinéma, le jeune Alain Chabat rêvait initialement de devenir dessinateur de bandes-dessinées. Si le destin l’éloigna quelque peu de ses rêves de jeunesse, sa
passion pour le neuvième art ne le quittera jamais. La réussite de son adaptation des aventures d’« Asterix » (« Mission Cléopatre ») ne devant donc rien au
hasard. Fort de ce succès, il rêvait d’adapter les aventures du « Marsupilami », le célèbre marsupial amazonien crée par Franquin en 1951. Mais en raison de divers problèmes,
il aura fallut attendre sept ans pour voir l’idée de Chabat se concrétiser et sortir sur nos écrans.
« Vous avez de la chance que je n’ai pas de force ! »
L’adaptation de bandes-dessinées en films de cinéma reste un
exercice périlleux. Les échecs successifs d’« Astérix aux jeux olympiques », de « Lucky Luke », des « Dalton » et autres
« Iznogoud » ou « Blueberry » nous rappelant cette dure réalité. Mais comme on a pu le voir sur « Mission Cléopatre », Alain Chabat
maitrise suffisamment la culture et l’univers de la BD pour aborder la chose avec le recul et l’humour nécessaires. Sa principale bonne idée étant de ne pas chercher à adapter un album précis de
Franquin mais d’imaginer une aventure originale autour du personnage du Marsupilami. Respectant à merveille l’univers et le ton à la fois drôle, décalé et coloré de Franquin, Chabat peut ainsi y
distiller à sa convenance son humour, qui atteint des sommets lors de séquences déjà cultes (la confrontation en prison avec un colosse Paya, le tour de chant déjà mythique de Lambert Wilson).
Porté par un casting quatre étoiles (Jamel Debouze, Lambert Wilson, Patrick Timsit, Fred Testot notamment) et un scénario plutôt habile, « Sur la piste du Marsupilami »
s’impose de loin comme la meilleure comédie française de cette année ! Houba!
Le Blu Ray : Distribué
par Pathé, le film est disponible en VF et en version sous-titrée pour les malentendants. Très riche, cette édition comporte de nombreux bonus, à commencer par les traditionnelles bandes-annonces
et scènes coupées. Mais les vrais plus sont de loin les modules consacrés aux effets spéciaux, aux décors et à la construction numérique du Marsupilami. De même, on rigole beaucoup devant
la dizaine de « Making hop » consacrés aux comédiens et à certains personnages du film. A noter également autant de clips reprenant les chansons du film dans diverses versions (karaoké
notamment) ainsi que la scène de Lambert Wilson/Céline Dion.
Par Platinoch
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Publié dans : Comédies
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Mardi 28 août
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28
/08
/Août
17:51
« Je pensais que tu avais un cœur de pierre. Mais ce n’est pas encore assez dur
»
Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près... Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang,
Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien
qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de
modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparée à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…
« Pourquoi est-ce toujours ceux qui veulent le plus vivre qui meurent et ceux qui méritent le plus de mourir qui vivent ? »
Star des films d’action des années 70 et 80, Sylvester Stallone allait connaitre
une décennie de traversée du désert. Du milieu des années 90 au milieu des années 2000. Avant de rebondir, tel un champion, en réalisant lui-même un dernier épisode aux deux sagas qui ont fait sa
gloire : « Rocky Balbloa » en 2006 puis « John Rambo » deux ans plus tard. Un retour aux sources en forme de retour en force. Fort de ce succès retrouvé, Sly aura l’idée géniale
de réunir dans un même film tous les gros bras un peu has-been ayant fait les beaux jours des films d’actions américains des trente dernières années. Réunissant entre autres Jason Statham, Jet
Li, Dolph Lundgren ou encore Mickey Rourke, cela donnera « Expendables », film d’action bien bourrin et très second degré. Deux ans plus tard, Stallone lui donne une suite, «
Expendables 2 », passant toutefois la main à Simon West (« Tomb rider », « Le flingueur ») pour en assurer la réalisation.
« C’est qui le prochain ? Rambo ? »
Tout l’enjeu de cette suite était de faire encore plus gros et plus fort. Force
est de constater que, du moins sur le papier, les arrivées au casting de Schwarzenegger, Chuck Norris ou encore de Jean-Claude Van Damme permettent à Sly de frapper un gros coup. Pour ce qui est
du film en lui-même, le spectateur se devra d’être indulgent. En effet, à l’instar de son prédécesseur, ce deuxième opus souffre d’un scénario extrêmement mince, qui joue sans trop de subtilité
avec le manichéisme, le mauvais goût (ambiance, grosse moto, gros tatouages et bar de routiers) et l’accumulation de clichés idiots inhérents au genre (au final ce sont toujours les américains
qui libèrent les peuples opprimés). Mais Stallone a le don d’emballer le tout avec beaucoup de second degré, qu’il s’agisse de l’arrivée aussi improbable de Chuck Norris au milieu d’un village
albanais assiégé (sic), d’une joute verbale très référencée entre Schwarzy et Willis (re-sic), ou de l’épilogue dans lequel les papys flingueurs se demandent si désormais leur place ne serait pas
dans un musée. Ajoutons à cela que l’ensemble est très spectaculaire (la scène d’ouverture notamment) et qu’on se marre finalement bien devant ce nanar qui ne cherche pas à être autre chose que
ce qu’il est. Il faut donc prendre cet « Expendables 2 » pour ce qu’il est : un film totalement mineur qui n’en demeure pas moins un délire régressif très souvent jouissif.
Par Platinoch
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Publié dans : Films d'action
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1
Dimanche 19 août
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/08
/Août
23:09
Un grand merci à CTV et à Cinetrafic,
qui dans le cadre de l’opération « Un dvd contre une critique », m’a permis de voir le film « Tatsumi » d’Eric
Khoo.
« J’ai vu l’enfer enfermé dans mon propre cœur. Et pendant vingt ans, j’ai
vécu comme si je parcourais inlassablement l’enfer. »
Tatsumi célèbre l’œuvre et la vie du mangaka japonais Yoshihiro Tatsumi. Dans
le Japon occupé de l’immédiat après-guerre, la passion du jeune Tatsumi pour la bande dessinée deviendra finalement le moyen d’aider sa famille dans le besoin. Publié dès l’adolescence, sa
rencontre avec son idole Osamu Tezuka, le célèbre mangaka comparé à Disney, lui offrira une source d’inspiration supplémentaire. Malgré un succès constant, Tatsumi va remettre en question le
manga qui n’offre aux enfants que des scénarios et des dessins au contenu mièvre et sot. En 1957, il va inventer le terme gekiga (littéralement "images dramatiques"), développant ainsi une
nouvelle forme de manga destinée à un public adulte. Fortement influencé par les thématiques du cinéma néo-réaliste, Tatsumi nous offre une vision du Japon de
l’après-guerre.
« Plus les hommes sont nombreux plus les liens entre eux s’amenuisent et
plus leur solitude est profonde »
Fer de lance du cinéma singapourien, le réalisateur Eric Khoo (« Be with
me », « My magic ») nous revient aux commandes de son premier film d’animation, consacré à la vie et à l’œuvre du célèbre mangaka japonais Yoshihiro Tatsumi. Une
forme d’hommage à celui qui est communément considéré comme l’inventeur du « Gekiga » - mangas traitant de thèmes plus sombres et réalistes, spécifiquement destinés aux lecteurs
adultes. Oscillant entre biopic et documentaire, le film mêle habilement récit de la vie du dessinateur (inspiré de son autobiographie, « Une vie dans les marges ») et
plusieurs de ses histoires courtes (« L’enfer », « Monkey mon amour », « Juste un homme », « Occupé » et
« Good bye »). Le résultat, très original et très intéressant, offre une double perspective : tout d’abord une réflexion sur le processus de création et la condition de
l’artiste mais également une évocation mélancolique de la société japonaise durant les trente glorieuses, période durant laquelle la société japonaise connut de nombreuses mutations. On
regrettera toutefois que la narration – qui mêle biographie et fictions – ne soit pas toujours extrêmement fluide. De même que certaines histoires se perdent un peu dans une métaphore un peu
lourde (l’histoire du singe et du mutilé notamment). Reste que sa beauté visuelle et son aspect techniquement novateur font de « Tatsumi » une œuvre riche et
intéressante.
Le Blu Ray : Proposé en
VOST, le film est accompagné d’un riche making-of (40 min) consacré à la conception technique du film et à la carrière de Yoshihiro Tatsumi.
Distribué par CTV, « Tatsumi » est disponible dans les bacs depuis le
15 juin 2012.
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Par Platinoch
-
Publié dans : Films d'animation/Dessins animés
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Lundi 23 juillet
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/07
/Juil
15:39
Un grand merci à Cinetrafic et à Metropolitan FilmExport de
m’avoir permis de découvrir dans le cadre du programme « Un DVD contre une critique » le documentaire « Facing Ali » de Pete
McCormack.
« On a tous laissé du sang sur le ring »
Le grand boxeur Mohamed Ali raconté par dix de ses principaux rivaux.
« Cassius Clay était mon nom d'esclave. Et je ne suis plus un
esclave»
Considéré comme le meilleur boxeur – et a fortiori le sportif – du siècle, Mohamed Ali a déjà largement inspiré le cinéma (l’excellent documentaire « When we were kings » de Leon Gast,
ou encore « Ali », le biopic de Michael Mann interprété par Will Smith pour ne citer qu’eux). Pour ce « Facing Ali », Pete McCormack opte pour une approche inédite : dresser le
portrait du mythique champion au travers des témoignages de ceux qui l’ont affronté sur le ring. Une approche originale qui a le mérite d’éviter le piège de l’hagiographie, certains boxeurs
(Frazier notamment) ayant visiblement gardé quelques griefs à l’encontre d’Ali. Si les témoignages sur sa technique et ses combats (appuyés par des images d’archives) sont intéressants, c’est
finalement quand le documentaire sort du ring pour nous décrire une époque (l’Amérique des années 50 à 70) qu’il se fait le plus passionnant.
« J’étais déterminé à être le seul noir que l’homme blanc n’ait pas vaincu »
Car au fond, ces boxeurs racontent un peu tous la même histoire : celle de gamins
issus de classes défavorisés qui sont montés sur le ring pour gagner à la force des poings le respect et la gloire auxquels ils n’auraient jamais pu prétendre dans l’Amérique ségrégationniste
d’alors. Par ses prises de positions violentes et radicales (il sera notamment un proche de Nation of Islam, de Malcom X et refusera de servir au Vietnam), Mohamed Ali s’est imposé alors comme le
porte-parole d’une communauté réclamant les mêmes droits que les autres américains, gagnant ainsi sa stature d’icône. A sa façon, « Facing Ali » nous propose une vraie tranche d’histoire
sportive et sociale américaine, avec des témoignages précieux (Joe Frazier, Henry Cooper et Ron Lyle sont décédés en 2011). Passionnant.
Le DVD : Distribué par Metropolitan FilmExport, « Facing Ali » est disponible en VF et en VOST. Côté
bonus, le film est accompagné de trois courts modules documentaires : « « Après le dernier round », « Des matchs plus vrais que nature » et « De la page à l’écran ». « Facing Ali » est disponible
dans les bacs depuis le 1er juin 2012.
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Par Platinoch
-
Publié dans : Documentaires
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