Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 21:23

Un grand merci à TF1 Vidéo pour m’avoir permis de chronique le dvd du film « Odd Thomas contres les créatures de l’ombre » de Stephen Sommers.

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057174_20131113104941919.jpg« Essaye de revenir vivant pour le diner. Car moi je ne vois pas les morts ! »

Odd Thomas, cuisinier dans un fast-food d'une petite ville du désert californien, est un médium ayant le pouvoir de voir et parler aux morts. Il utilise ce don afin d'aider ces derniers à passer de l'état de fantômes errants à esprits en paix en résolvant certains des problèmes qu'ils ont eus de leur vivant.

Ce don lui permet également de voir des bodachs, des sortes de créatures invisibles aux yeux humains attirées par la mort et la souffrance.

À la suite d'un rêve prémonitoire, il voit un homme rentrer dans son restaurant, entouré d'une quinzaine de bodachs. Il va devoir trouver la signification de tout cela car pour lui cela ne présage rien de bon...

« Ce n’est pas un don, c’est un cadeau ! »

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/544/21054498_20131101104451631.jpgIl y a des fois où la programmation des distributeurs nous étonne. Alors que la mode est aux aventures de science-fiction adolescentes, « Odd Thomas contre les créatures de l’ombre » se contente chez nous d’une sortie en direct-to-dvd. Pourtant, le film n’est pas signé d’un néophyte ni d’un manchot, puisqu’il est l’œuvre de Stephen Sommers, l’un des spécialistes des blockbusters à succès (les sagas « La momie » et « Le roi scorpion », « Van Helsing » ou encore « G.I. Joe : le réveil du Cobra »). Avec « Odd Thomas », Sommers s’attaque à l’adaptation de la saga littéraire de Dean Koontz. Reprenant un peu la trame de l’excellent « Fantômes contre fantômes » de Peter Jackson, le film brasse les références de quelques perles du genre (« Sixième sens », « La momie ») pour créer une atmosphère prenante dans une ambiance adolescente et bon enfant, souvent deuxième degré, rappelant le ton de certaines séries. Contre toute attente, le résultat est vraiment enthousiasmant, entre comédie bon enfant et thriller SF accrocheur. Le tout porté par des comédiens attachants (Anton Yelchin, la belle Addison Timlin) accompagnés par un Willem Defoe qui trouve là un très bon rôle à contre-emploi. La fin du film semble entrouvrir la voie à une suite. On espère qu’elle aura bien lieu !

 http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057185_20131113105819736.jpg http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/571/21057183_20131113105819173.jpg

Le dvd : Dans les bacs depuis le 12 novembre 2014, le film est disponibles aux formats dvd et bluray. Proposé en VF et VOST, le film est accompagné d’un making-of reprenant les interviews des comédiens.

 

 

Par Platinoch - Publié dans : Science-Fiction/Heroïc Fantasy - Communauté : 1 article = 1 film
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Dimanche 7 septembre 2014 7 07 /09 /Sep /2014 21:04

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/224/21022400_20130724161858724.jpgUn grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan Filmexport pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd de « The sex list » de Maggie Carey.

« Si je m’étais mieux préparée, si j’avais moins bu, si je m’étais protégée et si j’avais des sous-vêtements sexys, on aurait sans doute baiser ! »

Brandy était l’intello du lycée, et à force de bosser, elle est passée à côté d’une bonne partie de son adolescence, surtout niveau garçons et niveau sexe…

Pour le plus grand plaisir de père. Bien décidée à se rattraper à la fac, Brandy, aidée par ses deux meilleurs potes, établit une liste assez « hot » des trucs qu’elle doit faire pour rattraper son retard…

« Est-ce qu’au moins tu t’es servie du lubrifiant que t’as offert ta mère ? »

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/96/91/58/20496149.jpgDans les comédies US des années 80, les héros étaient le plus souvent gentils, naïfs, résolument positifs et le plus souvent quasi asexués. Revoir en pagaille les gentils « Retour vers le futur », « Gremlins », « Karaté kid », « 16 bougies pour Sam » ou autre « La folle journée de Ferris Bueller ». Vingt ans plus tard, la comédie US est devenue beaucoup moins pudibonde et ses héros franchement obsédés du cul ! Le cultissime « American pie » des frères Weitz devait ainsi donner le ton aux comédies des quinze années à venir, de « (s)ex list » à « Supergrave » en passant par « Sex academy ». Autrement dit, ce « Sex list » de Maggie Carey est le suivant d’une longue lignée de comédie trash. En cela, son héroïne se mettant au défi de perdre son berlingot avant de rentrer en fac n’est pas sans rappeler le pacte de Jimbo et de ses potes dans « American Pie ». Si la suite n’est qu’une succession de gags plus ou moins graveleux ou déjà vus, on aime en revanche que ce soit une femme qui ait dirigé ce film, y imposant sa sensibilité et surtout un vrai message féministe sur la liberté des femmes à disposer de leur corps sans pour autant devoir être considérée comme des moins que rien. On apprécie également la performance enthousiaste de Aubrey Plaza. Sans être hyper innovante, cela suffit à faire de « The sex list » une bonne petite comédie vraiment sympathique.

 

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/558/21055823_20131107154757291.jpghttp://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/558/21055811_20131107154720149.jpg

Le dvd : disponible dans les bacs depuis le 18 juin 2014, le dvd propose le film en VF ainsi qu’en VOST. Celui-ci est accompagné des commentaires de la réalisatrice et du comédien Bill Hader. Parmi les autres bonus, on retrouve des scènes coupées ainsi que trois courts modules : « La liste de la réalisatrice », « Des insanités plein la bouche » et « A refaire ».

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Par Platinoch - Publié dans : Comédies - Communauté : 1 article = 1 film
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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 23:06

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/198/21019805_20130716115805416.jpgUn grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Epicentre Films pour m’avoir permis de découvrir et de chroniquer le dvd du film « Ilo Ilo » d’Anthony Chen.

« La bonne arrive. Sois gentil avec elle. Ne nous fait pas honte. »

A Singapour, Jiale, jeune garçon turbulent vit avec ses parents. Les rapports familiaux sont tendus et la mère, enceinte de son deuxième enfant et dépassée par son fils, décide d’embaucher Teresa, une jeune Philippine. Teresa est vite confrontée à l’indomptable Jiale, et la crise financière asiatique de 1997 commence à sévir dans toute la région…

« Je suis ta nourrice ? Ta mère m’a engagée pour m’occuper de toi. Je ne fais que mon travail. Ce n’est pas une raison pour me brutaliser. »

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/008/21000802_20130423155628913.jpg« Ilo Ilo ». A l’origine, le nom est celui d’une province des Philippines. De celle-là même d’où venait la nourrice du réalisateur Anthony Chen quand il était petit. On l’aura ainsi compris, le réalisateur singapourien a mis beaucoup de lui-même et de sa propre histoire dans son premier long métrage. Pour autant, il ne s’agit pas ici d’un film autobiographique mais bien d’une chronique familiale autant que sociale, à portée plus volontiers universelle. En effet, à travers son film et ses personnages, Anthony Chen s’intéresse à l’évolution des rapports familiaux au sein de notre monde libéral ainsi qu’aux répercussions de l’économie sur la société et la structure familiale. Comme on peut s’en douter, le constat est particulièrement amer, la société courant après le travail et l’argent pour assurer son  confort matériel (les parents – comme la nourrice – préférant confier leur progéniture à un tiers afin de pouvoir gagner leur vie ; le surveillant principal de l’école du héros, qui se laisse acheter en échange de tuyaux hippiques) au détriment de la famille et, plus encore, de toutes notions de bonheur et d’épanouissement personnel. Tout d’abord insupportable (on pense à l’atroce gamin capricieux de l’émouvant « Jiburo »), le gamin finit par nous émouvoir dans sa peur de se sentir abandonner. Mais c’est surtout la condition de sa nourrice (et à travers elle, de tous les travailleurs immigrés), sorte d’esclave des temps modernes (confiscation de son passeport, aucune intimité, corvéable à merci, aucun égard à son intention) qui nous frappe le plus. Si la chronique de l’enfance et de la famille sont parfois traitées de façon un peu maladroite, c’est surtout sa portée quasi « documentaire » sur les rapports sociaux à Singapour qui s’avère la plus intéressante. En cela, on apprécie tout particulièrement le regard humaniste que le réalisateur pose sur son sujet. A noter pour la petite histoire que « Ilo Ilo » est le premier film singapourien à avoir été récompensé au Festival de Cannes. En l’occurrence, il a obtenu la Caméra d’Or à la Quinzaine des réalisateurs lors de l’édition 2013.

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/007/21000795_20130423155627179.jpg http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/007/21000797_20130423155627663.jpg

Le dvd : édité par Epicentre Films, le dvd propose le film en VOST (soit un mélange de mandarin et d’anglais). Celui-ci est accompagné d’un making-of, d’un entretien avec le réalisateur et son directeur de la photographie, ainsi que d’un court métrage du réalisateur, « Ah Ma », réalisé en 2007. Le film est disponible dans les bacs depuis le 1er avril 2014.

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Mercredi 13 août 2014 3 13 /08 /Août /2014 20:14

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer le blu ray de « American bluff » de David O. Russell dans le cadre de l’opération Dvdtrafic.

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/17/13/00/199998.jpg« Nous devons entuber tous ces gens. Ce sera notre plus belle arnaque ! »

Entre fiction et réalité, American Bluff nous plonge dans l’univers fascinant de l’un des plus extraordinaires scandales qui ait secoué l’Amérique des années 70.

Un escroc particulièrement brillant, Irving Rosenfeld, et sa belle complice, Sydney Prosser, se retrouvent ainsi obligés par un agent du FBI, Richie DiMaso, de nager dans les eaux troubles de la mafia et du pouvoir pour piéger un homme politique corrompu, Carmine Polito. Le piège est risqué, d’autant que l’imprévisible épouse d’Irving, Rosalyn, pourrait bien tous les conduire à leur perte….

« Tu sais, si le pays était gouverné par des gens comme toi, nous vivrions comme en Europe de l’est ou au Guatemala ! »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023767_20130731192953439.jpgMéconnue en France, l’affaire « Abscam » est connue en Amérique comme l’un des scandales politico-médiatique les plus retentissants. Ou comment le FBI s’est notoirement acoquiné avec des escrocs pour tenter de piéger et de faire tomber des politiciens corrompus par la mafia. En son temps, Louis Malle rêvait déjà de s’attaquer à cette histoire digne d’une farce. Mais sans suite. Plus récemment, c’est Ben Affleck qui fut également, un temps, intéressé par cette histoire. Mais il passa son tour préférant s’atteler au projet « Argo ». Au final, c’est donc David O. Russell qui, avec « American bluff », en signera une très libre adaptation.

« Les gens croient ce qu’ils ont envie de croire. Comme ce tableau : c’est un faux. Et pourtant les gens se pressent pour le voir. Alors qui est le maitre ? L’artiste ou le faussaire ? »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/237/21023787_20130801122910567.jpgPour réussir un grand film, il faut trois éléments majeurs : un bon sujet, un scénario solide capable de mettre ce dernier en valeur, et une réalisation efficace. S’agissant des deux premiers points, on peut aisément dire que David O. Russel a bénéficié pour son film de l’un des meilleurs scénarios hollywoodiens de ces dernières années. Pour le coup, si on doit trouver une faille dans ce film, celle-ci est due à sa réalisation. Ou plutôt au goût disproportionné du réalisateur pour l’emphase qui le pousse à trop soigner la forme (la reconstitution des années 70 et des looks de ses personnages, trop de bouclettes en général!) et à étirer son récit sur plus de 2h20 en multipliant les intrigues à tiroirs. Cela aurait pu se justifier. Mais ici, ces intrigues secondaires qui se rajoutent (l’intrigue amoureuse entre Adams et Cooper, le personnage de Jennifer Lawrence) façon mille-feuille viennent surtout parasiter et embrouiller inutilement une histoire déjà fort complexe en soi. Dommage, car cette (libre) adaptation de l’affaire Abscam comportait plusieurs degrés de lecture. Au-delà de ses quelques moments de bravoure (la scène de négociation avec la mafia et un faux émir devient immédiatement un classique du genre), la farce ubuesque rappelle de manière plus générale les liens troubles unissant la police, les politiciens et la mafia aux Etats-Unis, permettant ainsi au réalisateur de s’interroger sur les notions de bien et de mal (l’accord passé entre les politiciens et la mafia devant permettre de créer des emplois dans une région sinistrée). Derrière, le film bénéficie d’un casting de haute volée, qui plus est à la hauteur de sa réputation. Christian Bale nous livre ainsi une nouvelle performance caméléon absolument incroyable, bien aidé par une Amy Adams au top de son talent. Un très bon film, qui manque de peu le titre de chef d’œuvre.

 http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/07/18/45/342948.jpg  http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/233/21023325_20130801122652732.jpg

Le blu ray : Edité par Metropolitan FilmExport, le film est disponible en dvd et blu ray depuis le 5 juin 2014. Le film est disponible en VOST et en VF. Il est composé d’un large module de scènes coupées comprenant une fin alternative. Les autres bonus se composent notamment d’un making-of et d’une documentaire sur l’avant-première parisienne du film.

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Par Platinoch - Publié dans : Films noirs/Policiers/Thrillers - Communauté : 1 article = 1 film
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Mercredi 6 août 2014 3 06 /08 /Août /2014 18:25

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer « Les brasiers de la colère » de Scott Cooper dans le cadre de l’opération « dvdtrafic ».

« Ton frère serait plus en sécurité en Irak »

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/13/12/17/13/08/318843.jpgÀ Braddock, une banlieue ouvrière américaine, la seule chose dont on hérite de ses parents, c’est la misère. Comme son père, Russell Baze travaille à l’usine, mais son jeune frère Rodney a préféré s’engager dans l’armée, en espérant s’en sortir mieux.

Pourtant, après quatre missions difficiles en Irak, Rodney revient brisé émotionnellement et physiquement. Lorsqu’un sale coup envoie Russell en prison, son frère cadet tente de survivre en pariant aux courses et en se vendant dans des combats de boxe.

Endetté jusqu’au cou, Rodney se retrouve mêlé aux activités douteuses d’Harlan DeGroat, un caïd local sociopathe et vicieux. Peu après la libération de Russell, Rodney disparaît.

Pour tenter de le sauver, Russell va devoir affronter DeGroat et sa bande. Il n’a pas peur. Il sait quoi faire. Et il va le faire, par amour pour son frère, pour sa famille, parce que c’est juste. Et tant pis si cela peut lui coûter la vie.

« J’ai donné ma vie à ce pays. Et j’ai eu quoi en échange ? »

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/01/07/11/52/492444.jpgDe Scott Cooper, on ne connaissait que son premier film, le très joli « Crazy heart », balade folk et mélancolique pour laquelle le grand Jeff Bridges fut récompensé de l’Oscar du meilleur acteur. Quatre ans plus tard, on le retrouve ainsi aux commandes d’un film noir aux antipodes de son premier essai, « Les brasiers de la colère ». Longtemps associés au projet, les réalisateurs Ridley Scott et Rupert Sanders (« Blanche-Neige et les sept nains ») ont finalement successivement renoncé, laissant la place à Cooper. De même, Leonardo Di Caprio fut longtemps pressenti pour le rôle principal avant de laisser la place à Christian Bale. A noter qu’il s’agit du dernier film produit par feu Tony Scott.

 « Quatre séjours en Irak ? Pourquoi tu viens te battre jusqu’ici ? »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/37/036491.jpgLa guerre d’Irak aura été aux années 2000 ce que la guerre du Vietnam aura été durant les années 70 : un traumatisme profond pour l’Amérique et pour ses soldats. On ne compte ainsi plus les films traitant du traumatisme subi par les hommes qui auront servi là-bas. D’ailleurs, la relation entre les deux frères des « Brasiers de la colère » n’est pas sans rappeler celle des héros du « Brothers » de Jim Sheridan. Pour autant, ce traumatisme ne sert que de toile de fond à cette intrigue qui tend résolument vers le polar. Sombre et tortueux, ce récit de vengeance sur fond de combats clandestins l’est totalement. Mais la vraie bonne idée du réalisateur est de l’avoir situé dans l’Amérique profonde de la rust belt, au milieu des hauts fourneaux, des rednecks et des laissés pour compte qui ne verront jamais autre chose que l’envers du rêve américain. Avec ses friches industrielles, ses bookmakers véreux et les « gueules » de ses habitants, le décor tient ici un rôle essentiel, renforçant le sentiment de désespérance qui traverse le film de part en part. D’autant que Cooper ponctue son film de quelques scènes particulièrement fortes et violentes (l’exécution sauvage dans les bois, les bouleversantes retrouvailles du héros avec son ex). Le tout porté par un Christian Bale habité, qui retrouve un rôle faisant penser par moment à celui qu'il tenait dans The machinist. Avec beaucoup d’habileté, le réalisateur mène son film de main de maitre, nous tenant en haleine malgré une fin somme toute assez prévisible. Seul petit bémol toutefois, le regret de voir le réalisateur disposer d’un tel casting et de ne pas développer davantage certains personnages (les personnages de Sam Sheppard et de Forrest Whitacker sont ainsi sacrifiés).

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/39/315227.jpg  http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/14/02/05/11/40/212756.jpg

 

Le blu ray : Edité par Metropolitan FilmExport, le blu ray est disponible dans les bacs depuis le 15 mai 2014. Le film est proposé en VF et en VOST. Celui-ci est notamment accompagné de quatre modules documentaires : L’origine du projet, un entretien avec le réalisateur, un entretien avec le compositeur ainsi que les techniques des scènes de combat.

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Par Platinoch - Publié dans : Films noirs/Policiers/Thrillers - Communauté : 1 article = 1 film
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Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 23:35

Un grand merci à Cinetrafic et à Potemkine (page Facebook) pour m’avoir permis de chroniquer, dans le cadre de l’opération « dvdtrafic », le bluray des « Rencontres d’après minuit » de Yann Gonzalez.

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/355/21035588_20130902155928563.jpg« Il faut toujours suivre les indices de nos rêves. Surtout quand ils font peur »

..

Au cœur de la nuit, un jeune couple et leur gouvernante travestie préparent une orgie.

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Sont attendus La Chienne, La Star, L’Etalon et L’Adolescent.

.

« Je veux rester à vos côtés. Comme un vieux chat tendre. Et sexuel. »

.

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/296/21029636_20130821105605298.jpgSelon le vieil adage, la nuit tous les chats sont gris. Le film de Yann Gonzalez nous prouve le contraire : ses rencontres d’après-minuit sont peuplées de personnages hauts en couleur : un jeune couple qui cherche à se raccrocher à la vie, leur domestique travesti, un jeune homme en quête de sensations fortes ou encore un écrivain raté dont la vie semble dictée par ses attributs trop volumineux. Tout cela pourrait n’être que trivial. Et pourtant. « Les rencontres d’après-minuit » est un avant tout un film triste. Une sorte de trip étrange et onirique, rappelant le cinéma seventies d’Alain Robbe-Grillet, traversé ci et là d’éclairs de mélancolie et de touches de romantisme échevelé. Gonzalez s’amusant à brouiller les pistes de son film, jouant sur les ruptures (l’orgie attendue n’aura pas lieu, le récit laissant place à un exutoire durant lequel chacun des protagonistes ouvrira son cœur pour laisser apparaître sa vulnérabilité et ses failles), renforçant ainsi la dimension étrange et fantasmagorique de son récit. Après, sur le fond, son récit est souvent insaisissable. Certaines embardées laissant le spectateur de marbre (le coup de la résurrection du héros grâce à la magie du domestique travesti). Et ce d’autant plus que l’ambiance se fait de plus en plus lourde, les bribes d’érotisme (essentiellement des baisers) et de grivoiserie (Cantona exhibant ses attributs) laissant vite place à une atmosphère pleine de mélancolie et d’amertume. Le sexe se faisant dès lors rare et triste. Maisc’est au finalplus sur sa forme que le film nous touche. Grâce à son esthétisme extrême, sa musique ou encore à ses jeux de lumières.  Finalement, qu’on l’aborde comme un drame expérimental ou une romance éthérée, « Les rencontres d’après-minuit » est avant tout un OVNI dans la production cinématographique actuelle. Une expérience originale à côté de laquelle il serait dommage de passer.

http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001473_20130425104314045.jpg http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/014/21001475_20130425104314435.jpg

Le blu-ray : Edité par Potemkine dans une très belle édition combo blu-ray et dvd, le film est disponible en VF et dispose également de sous-titres pour les malentendants. Parmi les suppléments, on trouve notamment trois scènes commentées ainsi qu’un module sur les essais des costumes. Mais la partie la plus intéressante est sans nul doute la présence de quatre courts-métrages du réalisateur, Yann Gonzalez. Enfin, le CD de la bande-originale du film vient parfaire cette magnifique édition.

Le blu-ray de même que le dvd des « Rencontres d’après minuit » sont disponibles dans les bacs depuis le 4 mars 2014.

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Dimanche 23 mars 2014 7 23 /03 /Mars /2014 16:54

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Epicentre Films Editions pour m’avoir permis de chroniquer le dvd du film « La dernière fois que j’ai vu Macao » de Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra de Mata, dans le cadre de l’opération « Dvdtrafic ».

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/006/21000683_20130423121922043.jpg« Macao ne s’arrête jamais. C’est l’une des villes les plus densément peuplées du monde. C’est aussi l’une des villes où l’on se sent le plus seul »

Trente ans plus tard, je me rends à Macao où je ne suis jamais revenu depuis mon enfance. J’ai reçu un mail à Lisbonne de Candy, une amie dont je n’avais plus de nouvelles depuis longtemps.

Elle disait s’être encore aventurée avec les mauvais garçons et elle me priait de venir à Macao où se passaient des choses effrayantes, selon ses propres mots.

Fatigué, après des heures de vol, j’approche de Macao à bord du ferry qui me fera remonter le temps, jusqu’à la période la plus heureuse de ma vie.

« J’eu un étrange sentiment que je ne pu expliquer. Comme si l’ombre de la mort planait sur Macao »

la-derniere-fois-que-j-ai-vu-macao.jpgLa dernière fois que j’ai vu Macao, c’était dans un film datant de 1952 signé par le grand Josef Von Sternberg (remplacé en cours de route par Nicholas Ray). Celui-ci s’intitulait « Macao le paradis des mauvais garçons ». Une sombre histoire de flic infiltré et de soldat à la dérive engagé dans un combat contre la pègre locale pour les beaux yeux d’une chanteuse de cabaret qui envoute les hommes en entonnant le célèbre « You kill me ». Soixante ans plus tard, Robert Mitchum est mort, « You kill me » est chantée par un transsexuel portugais perdu dans un cabaret sordide tandis que Macao a été depuis rétrocédée à la Chine. Même les héros sont absents de l’écran. Un peu comme leur compatriote Miguel Gomes s’amusait à faire un parallèle entre son film « Tabou » et celui réalisé 80 ans plus tôt par Murnau, Joao Pedro Rodrigues et Joao Rui Guerra de Mata, s’amuse de cet étrange parallélisme entre leur film et celui de Von Sternberg. Pour autant, même s’il est toujours ici question de mafia et de fuite en avant, la comparaison s’arrête ici. Car finalement, la trame narrative n’est ici que secondaire. Les réalisateurs filmant, sans acteurs face caméra, la ville telle qu’elle est aujourd’hui. Une ville de buildings surpeuplée, où se côtoient casinos high-tech, friches industrielles et vestiges coloniaux portugais. Leurs pérégrinations, sur le chemin du souvenir (l’un des réalisateurs à grandi à Macao), donnent lieu à une succession d’images à la symbolique forte (les chiens errants). Objet cinématographique non-identifié et pas forcément facile d’accès, « La dernière fois que j’ai vu Macao » n’en demeure pas moins un film étrange, mystérieux, à la beauté formelle envoutante.

Le dvd : Edité par Epicentre Films Editions, le film est disponible en portugais, accompagné de sous-titres français et anglais. Il est accompagné de nombreux bonus tels que qu’un entretien avec les deux réalisateurs, leur biographie et surtout deux courts-métrages (« China, China » et « Auber rouge ») qui ont compté dans l’élaboration de ce film. « La dernière fois que j’ai vu Macao » est disponible dans les bacs depuis le 4 février 2014.

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Par Platinoch - Publié dans : Inclassables - Communauté : 1 article = 1 film
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Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 17:19

Un grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à Metropolitan FilmExport pour m’avoir permis de chroniquer le blu ray de « La stratégie Ender », réalisé par Gavin Hood, dans le cadre de la 12ème opération « Dvdtrafic ».

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/485/21048567_20131010185149306.jpg« C’est toi. Tu es l’élu »

Dans un futur proche, une espèce extraterrestre hostile, les Doryphores, ont attaqué la Terre. Sans l’héroïsme de Mazer Rackham, le commandant de la Flotte Internationale, le combat aurait été perdu. Depuis, le très respecté colonel Graff et les forces militaires terriennes entraînent les meilleurs jeunes esprits pour former des officiers émérites et découvrir dans leurs rangs celui qui pourra contrer la prochaine attaque. Ender Wiggin, un garçon timide mais doté d’une exceptionnelle intelligence tactique, est sélectionné pour rejoindre l’élite. A l’académie, Ender apprend rapidement à maîtriser des manoeuvres militaires de plus en plus difficiles où son sens de la stratégie fait merveille. Graff ne tarde pas à le considérer comme le meilleur élément et le plus grand espoir de l’humanité. Il ne lui manque plus qu’à être formé par Mazer Rackham lui-même, pour pouvoir commander la Flotte lors d’une bataille homérique qui décidera du sort de la Terre.

« Suis les règles, tu perds ; choisis la violence tu gagnes »

http://fr.web.img5.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/506/21050660_20131018101231345.jpgBest seller de la littérature de science-fiction publié en 1985, « La stratégie Ender » intéresse depuis près de 30 ans les studios hollywoodiens. Pourtant, jusqu’alors, les projets d’adaptation ont tous systématiquement capotés. La raison ? Orson Scott Card, l’auteur du roman, qui n’a jamais voulu céder les droits de son roman, essentiellement pour des raisons de divergences artistiques. A défaut de voir les aventures d’Ender sur grand écran,  Ender se développa en roman, « La stratégie Ender » devint une saga (« Le cycle d’Ender »)  qui compte à ce jour pas moins de 17 volumes. Et puis, finalement, l’auteur accepta de céder ses droits à condition de participer à l’écriture du scénario. Un temps attaché au projet, le réalisateur Wolfgang Petersen laisse finalement la place au sud-africain Gavin Hood (« Mon nom est Tsotsi », « X-Men origins : Wolverine »).

« Ce qui importe n’est pas de gagner mais la manière dont on gagne »

http://fr.web.img4.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047508_20131008112241885.jpgAvec ses héros adolescents qui ont le sort de la planète entre leurs mains et cette fascination pour l’univers du jeu vidéo (dont on ne verra finalement que peu de choses), il flotte sur la « Stratégie Ender » un doux parfum de nostalgie venu tout droit des 80’s. Une sensation d’autant plus amplifiée que le film est placée sous la figure tutélaire de Harrison « Han Solo » Ford et qu’il se réfère plus ou moins clairement aux hits de l’époque que furent « Tron » ou « Wargames ». Avec des effets spéciaux d’un autre niveau toutefois. Pour autant, si « La stratégie Ender » relate une guerre intergalactique, le récit demeure essentiellement axé sur l’évolution psychologique et les questionnements moraux du héros. On pourra donc regretter un certain manque d’ampleur et de souffle épique qui font un peu défaut à ce film, qui préfère nous parler des stratégies conçues à l’arrière plutôt que de filmer les batailles elles-mêmes. Il n’en est pas déplaisant pour autant, d’autant qu’il bénéficie d’un beau casting, mélange d’acteurs de premiers plans (Ford, Kingsley, Spencer) et de jeunes acteurs très prometteurs (Asa Buterrfield, les déjà nommées à l’oscar Hailee Stenfeld et Abigail Breslin). Toutefois, il passionnera probablement plus le jeune public, qui s’identifiera probablement plus aisément aux héros, que le public adulte, plus avide d’actions.  

 http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047501_20131008112240073.jpg http://fr.web.img6.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/pictures/210/475/21047515_20131008112345578.jpg

 

Le blu-ray : Edité par Metropolitan FilmExport, « La stratégie Ender » est proposée en VO, VF, VOSTFR et en version sous-titrée pour les malentendants. Outre les traditionnels bandes-annonces et commentaires (ici le réalisateur et les producteurs), les bonus comprennent notamment des scènes coupées, des entretiens avec les acteurs du film, ainsi qu’un intéressant making-of de près d’une heure. Le blu ray comme le DVD sont disponibles dans les bacs depuis le 6 mars 2014.

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Par Platinoch - Publié dans : Science-Fiction/Heroïc Fantasy - Communauté : 1 article = 1 film
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